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Football : les féminines du FC Lillers ramènent un bon point de Beauvais

Publié le 26 septembre 2018 par Administrateur

Après son match nul face à Beauvais, Lillers retrouve Boulogne-sur-Mer en Coupe de France.

L’entraîneur de Lillers, Ludovic Bosseau est satisfait. Satisfait du match nul, obtenu par ses joueuses, dimanche 23 septembre sur la pelouse synthétique de Beauvais pour le compte de la 3e journée de Régionale 1 : « C’est un très bon résultat. Beauvais est une très belle équipe qui joue bien au ballon, avec des attaquantes très rapides. » Satisfait de la manière surtout. Complètement éteintes face à Boulogne-sur-Mer il y a deux semaines, les Lilléroises ont montré un tout autre visage. Dans des conditions dantesques (vent violent et pluie battante), les Artésiennes ont tenu la dragée haute à des Beauvaisiennes qui devraient vite remonter au classement. 0-0 à la pause, les débats sont équilibrés, et c’est April Dubois qui ouvre le score d’un joli coup-franc à l’entame de la dernière demi-heure de jeu. Malheureusement, les Lilléroises ne vont pas tenir leur exploit jusqu’au bout. Après trois occasions franches de leurs hôtes du jour, les sucrières cèdent, à cinq minutes du terme de la rencontre : « On ne doit pas encaisser ce but-là, juge le technicien lillérois. Mais l’égalisation est logique. » Le FC Lillers, avec quatre points est 7e, avant d’aller défier… Boulogne-sur-Mer en Coupe de France. Des Boulonnaises qui comptent trois victoires en championnat : « Je préfère jouer un gros d’entrée, note Ludovic Bosseau. Nous avons une revanche à prendre. Ce sera plus intéressant que d’aller jouer une petite équipe un dimanche matin et d’en mettre 20. Ce n’est marrant pour personne. » Dans deux semaines, les féminines du FC Lillers recevront Calais en championnat. Des Calaisiennes qui, comme leurs voisines boulonnaises, ont réalisé le carton plein. 62190.fr

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Les rendez-vous au Palace jusqu’au mois de décembre

Publié le 19 septembre 2018 par Administrateur

Je ne veux plus : avec Maia Le Fourn. Texte : Magali Moubel. Mise en scène : Olivier Letellier. Photo © DR

La programmation de la saison culturelle à Lillers se veut originale, inventive et pétillante. Avec des événements et des rendez-vous « marqueurs de l’identité lilléroise », qui se tiendront au Palace, c’est par la chanson, la musique, le conte, la danse, le théâtre, la comédie musicale… qu’il vous est proposé de parcourir le monde, en compagnie d’artistes professionnels oui amateurs. Nous vous proposons de découvrir la programmation par genres.

COMÉDIE MUSICALE
C’est le premier rendez-vous de la saison : 1789 : les amants de la Bastille. Spectacle proposé par la section adulte de l’atelier municipal d’expression, inspiré du spectacle musical de Dove Attia, Albert Cohen et François Chouquet, sorti en 2012. L’histoire : au printemps 1789, alors que la France s’apprête à basculer dans la révolution, Ronan, un jeune paysan sans terre, se rend à paris où il rencontre Olympe, dame de compagnie de Marie-Antoinette. Les deux gens tombent amoureux mais se retrouvent bientôt pris dans la tourmente des événements. Leurs routes croisent celles de personnalités historiques telles que Louis XVI, Marie-Antoinette, Mirabeau, Danton ou Camille Desmoulins. Vendredi 21 et samedi 22 septembre (20h), dimanche 23 septembre (16h)/ Tout public, durée 1h40. Entrées 2 et 4 €. Gratuit -12 ans. Réservations au service culturel 03 21 54 72 78
Moulin rouge est le 2e spectacle dans le genre. Proposé par la compagnie Nif Naf, c’est une adaptation du film de Baz Luhrman (2001). Sur scène, quinze comédiens et danseurs, vous emportent le royaume de la nuit parisienne, au début du siècle dernier. Samedi 17 (à 20h) et dimanche 18 novembre (à 15h et 20h). À partir de 8 ans. Tarifs : 7, 5 et 3 € selonles âges. Réservations au 06 71 92 94 41 ou 06 26 46 76 30.
En 3e lieu arrive Fame, inspiré du film musical américain d’Alan Parker sorti 1980. Ce spectacle est proposé par la section 16-18 ans, de l’atelier municipal d’expression qui emmènera son public dans le sillage des élèves d’une école des arts du spectacle. Au départ l’ambition de tous est immense mais au final, il y a peu d’élus et rares sont ceux qui connaîtront la célébrité. Vendredi 7 décembre (scolaires) et samedi 8 décembre (20h, tout public). Entrées 2 et 4 €. Réservations au service culturel 03 21 54 72 78

THÉÂTRE
Les premiers à se prêter au jeu seront les élèves du lycée Anatole-France encadrés par leur professeurs de lettres Aurélie Plywaczyk qui, avec Il était une fois, feront replonger les spectateurs  dans leurs tendres souvenirs d’enfance avec un voyage au pays des contes : Blanche Neige, Cendrillon, Raiponce, ou encore Le Petit poucet. Jeudi 27 septembre, à 20h. Tout public. Entrée libre. Renseignements au 03 21 54 69 90.
L’autre rendez-vous théâtral (récit et marionnettes) est fixé au dimanche 16 décembre, avec Je ne veux plus. Il est proposé par le Théâtre du phare avec Maia Le Fourn, dans le cadre des représentations de la Comédie près de chez vous. L’histoire : après avoir retrouvé pour un moment la maison de son enfance, sœur Maria Luz se souvient de son enfance dans le car qui la ramène au couvent de Manaus (Brésil). Dans ses souvenirs sommeille un terrible secret qu’elle révèle aux spectateurs assis à laplace du chauffeur de bus… Ou la question de l’identité et de l’héritage parental. À partir de 12 ans. Durée 50 min. Tarifs : 2 €, 2,5 € ou 5 €, selon l’âge et le lieu de domiciles.
Réservations au service culturel 03 21 54 72 78

CHANSON
Samedi 6 octobre, Pierre Lemarchal (le père de Grégory) et ses musiciens se produiront sur la scène du Palace au profit de l’association Grégory-Lemarchal et de la recherche contre la mucoviscidose. L’initiative de ce spectacle organisé à l’occasion de la 53e foire commerciale de Lillers, revient au Comité de foire de Lillers. Samedi 6 octobre, à 20h30. Tout public. 10 €. Renseignements au 06 61 71 02 17. Billetterie : Nouvel Optic, 39 place Roger-Salengro, 62190 Lillers.
Une semaine plus tard, place aux Fouteurs de joie qui se produiront dans le cadre Semaine bleue. Titre du spectacle qui est offert par le conseil départemental : Des Étoiles et des idiots. Sur scène, Nicolas Ducron, Laurent Madiot, Alexandre Léauthaud , Christophe Dorémus et Tom Poisson, tour à tour lions enragés, primates chantants ou clowns récidivistes, proposent plus qu’un concert : une expérience de l’instant faite de joie. Soit une victoire sur l’obscurantisme, les dogmes et la peur. Lundi 15 octobre à 10h (scolaires) et 14h30 (seniors). Réservations au service culturel 03 21 54 72 78

LECTURE MUSICALE
Monstre
est une lecture-musicale imaginée par un collectif d’artistes qui combinera allègrement les mots d’auteurs. Qu’il s’agisse d’extraits de théâtre, de nouvelles, de romans d’hier et d’aujourd’hui, ce rendez-vous proposé dans le cadre de la Comédie de Béthune près de chez vous, invite le spectateur à la rencontre d’improbables créatures, miroirs de nos travers les plus obscurs ou caricatures de nos obsessions. Cette création insolite pose, à sa façon, la question de la norme, des marges et de la différence. Mercredi 21 novembre, à 15h et 20h. À partir de 11 ans. Durée : 1h. Entrées : 2 €, 2,5 € et 5 € selon l’âge et le lieu domicile. Réservations au service culturel 03 21 54 72 78

MUSIQUE D’HARMONIE ET CHANT CHORAL
Dimanche 2 décembre, à 15h, aura lieu le concert d’hiver de l’harmonie Fanien, avec un répertoire à la fois classique et contemporain. Organisé en partenariat avec la ville, ce sera l’occasion d’accueillir, La Pastourelle, chorale d’Hinges qui, depuis 30 ans, s’adapte à toutes les langues, tous les styles et toutes époques, de la musique moyenâgeuse à l’opéra en passant par le chant celtqiue ouo les rythmes africains. Tarifs : 5 €, grauit pour les moins de 12 ans.
Du chant choral, il y en aura encore le 3 décembre, 16h, avec le goûter musical de Saint-Nicolas organisé par les élèves du jardin musical municipal et de l’orchestre junior de l’école municipale de musique.  Ouvert à tous. 1h. Entrée libre. Réservations au service culturel 03 21 54 72 78

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Lillers / Ham-en-Artois / Ames: journées européennes du patrimoine les 15 et 16 septembre

Publié le 10 septembre 2018 par Administrateur

Les journées du patrimoine sont de retour, comme chaque année, pour découvrir ou redécouvrir gratuitement quelques édifices incontournables de votre région. La collégiale Saint Omer, la maison de la chaussure à Lillers, les églises Saint-Pierre à Ames, et Saint Sauveur à Ham-en-Artois, vous ouvrent leurs portes.
Les horaires :
Lillers, Collégiale Saint Omer, conférence samedi de 18h à 20h et visite dimanche 14h-18h; Maison de la chaussure, dimanche de 15h à 18h.
Ames, Église Saint Pierre, samedi et dimanche de 10h à 18h.
Ham-en-Artois, église Saint Sauveur, samedi et dimanche de 9h à 18h.

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Football: Les féminines du FC Lillers battues par Boulogne-sur-Mer

Publié le 10 septembre 2018 par Administrateur

Dimanche 9 septembre, les féminines du FC Lillers recevaient leurs homologues de l’USBCO Boulogne-sur-Mer en championnat de régionale 1. Durant le premier quart d’heure de jeu, les Lilléroises ont dominé, mais ont buté sur une défense solide. Elles ont eu des occasions… sans jamais marquer. À la demi-heure de jeu, les Artésiennes ont été punies. Un contre de 80 m, une occasion boulonnaise, un but… voilà les Maritimes en tête. Pire, juste avant la pause, elles doublent la mise. De plus en plus regroupées, les Boulonnaises ont géré leur avance, face à des Lilléroises bien incapables de les mettre réellement en danger. « On a dominé la deuxième période, analyse Ludovic Bosseau, entraîneur de Lillers. Mais on n’a pas été capables de revenir dans la partie. C’est la même histoire que la saison dernière: on a l’impression d’être meilleurs qu’elles, mais à la fin, on perd. » Troisième défaite consécutive contre l’USBCO en championnat. Prochaine rencontre pour les Lilléroises, un périlleux déplacement à Beauvais, dimanche 23 septembre. 62190.fr

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Football: Le FC Lillers s’impose face à Lapugnoy 4-1

Publié le 10 septembre 2018 par Administrateur

Christophe Moinse a mis son équipe à l’abri en seconde période. Photo: Votre Info

Pas de retard à l’allumage pour les seniors messieurs du FC Lillers en championnat (D4). Opposés à Lapugnoy dimanche 9 septembre, les Lillérois ont marqué par deux fois en vingt minutes, par l’intermédiaire de Léo Jurkiewicz et Clément Ponchel. Puis les Sucriers ont levé le pied: « Avec le match de Coupe de France de jeudi, les organismes étaient fatigués, concède l’entraîneur de Lillers, Stéphane Michalski. Ça peut se comprendre. » Moins au taquet, mais pas malmenés pour autant, ses joueurs atteignent la pause toujours avec deux unités d’avance. Au retour des vestiaires, le capitaine Christophe Moinse enfonce le clou. Les Punéens réduisent bien la marque, mais Clément Ponchel encore lui, scelle le sort de la rencontre. Prochaine rencontre, dimanche 16 septembre en coupe d’Artois, face à Saint-Laurent-Blangy. Puis les Lillérois se rendront à Allouagne pour un vrai derby. A. Top

Clément Ponchel a marqué par deux fois.

 

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Ex-Anatolard: Sylvain Regniez, le vidéaste « made in » Lillers

Publié le 08 septembre 2018 par Administrateur

Petit, Sylvain Regniez voulait être astronaute. Né en 1981 de l’union d’une maman conseillère financière à La Poste et d’un papa informaticien chez Ugine, Sylvain, Lillérois pur souche, use ses fonds de culotte à l’école Desnos, au collège Cassin, puis débarque au lycée Anatole-France avec l’ambition de réussir… dans la musique. Son envie de tutoyer les étoiles ne lui est pas complètement passée: « J’ai commencé la gratte vers 13-14 ans, et très vite j’ai joué dans des groupes de métal. Je voulais aller le plus loin possible. » Avec son groupe Steve Austin, il jouera à l’Aéronef à Lille. Ce sera le plus gros fait d’armes de Sylvain sur la scène musicale. Au lycée Anatole-France, le guitariste n’est pas de ceux qui brillent par leur travail acharné: « Je n’étais pas très bosseur, disons que je faisais le minimum pour avoir 10. J’avais plus envie de me marrer qu’autre chose. Un bon ou un mauvais souvenir? Je n’en ai pas vraiment. Ma deuxième année de seconde peut-être… je me suis retrouvé avec tous mes potes dans la même classe. C’était super cool! » Joyeux drille assurément, mais ça reste bon enfant. Et puis le Lillérois décroche mine de rien son bac S… avec 10 tout pile, évidemment.
Major de promo
Son ambition de l’époque: devenir ingénieur du son. Et quand quelque-chose le botte vraiment, ça fonctionne. Direction la School of audio engineering à Paris, de laquelle il sort major de promo. De là, il commence à travailler: « J’ai sonorisé des groupes régionaux, fait de la prise de son, mixé… Je bossais aussi pas mal pour moi en home studio« . Jamais très loin de la musique évidemment. En 2008, il rejoint le Campus des musiques actuelles de Valenciennes où il se perfectionne à la guitare, acquiert la théorie musicale, se confronte à des genres musicaux nouveaux, et multiplie les rencontres. En parallèle, il donne des cours de guitare. Puis il se rend compte qu’il aime de plus en plus l’image… la vidéo en particulier. Retour à Paris, toujours dans la même structure, mais avec une finalité différente:  Sylvain devient vidéaste, se passionne pour les effets spéciaux, les courts métrages… Et enfin, se lance à son compte avec plusieurs cordes à son arc: réalisation de clips vidéos, films événementiel, publicités, mariages, courts métrages. Tout ce qui touche à la vidéo en somme. On ne va pas se mentir, Sylvain préfère travailler sur un concert de rock avec ses deux potes de promo parisiens, Toph et Flo, qu’à l’église de Lillers pour le baptême du petit Brandon, mais il jure d’y mettre autant de professionnalisme. Et puis, il caresse un doux rêve. Celui d’être primé en tant qu’auteur réalisateur: « Je continue à me former, et j’entends bien écrire prochainement un court métrage ». Bon, on arrête là les discours. Expliquer la vidéo à l’écrit, ce n’est pas ce qui se fait de mieux. Pour avoir une idée du travail de Sylvain Regniez, on file vers sa page Facebook qui donnera un petit aperçu de son (excellent) travail. Ou on visionne la vidéo ci-dessous… Vous cherchiez un vidéaste à côté de chez vous pour votre événement? Vous l’avez trouvé! De rien. A.Top, 62190.fr

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Football: les féminines du FC Lillers démarrent bien leur championnat

Publié le 03 septembre 2018 par Administrateur

La joie lilléroise après la rencontre. Photo: L.B.

À quelques jours de la première journée de championnat de Régionale 1 féminine, l’entraîneur du FC Lillers, Ludovic Bosseau, se montrait quelque peu inquiet. La faible affluence à l’entraînement n’augurait rien de bon pour le déplacement sur la pelouse d’Amiens Portugais. Finalement, ses protégées ont rendu une bonne copie. Trois buts signés de la nouvelle recrue Stéphanie Baude aux 10e, 46 et 56e minutes, et voilà Lillers en bonne position pour l’emporter. Les Picardes réduiront la marque par deux fois, mais les Artésiennes vont tenir bon, et ramener les trois points à la maison: « On s’est fait peur sur la fin, on aurait d’ailleurs dû mener plus largement, rapporte l’entraîneur de Lillers. On a peiné physiquement en fin de rencontre . » Le technicien est aussi revenu sur la performance de sa recrue, auteure d’un hat-trick: « Elle va vite, elle a de l’expérience. Elle est celle qui nous manquait, elle va nous faire du bien. » Une bonne entame de championnat qu’il faudra confirmer dimanche 9 septembre au complexe sportif lillérois avec la réception de Boulogne-sur-Mer, un des cadors annoncés de ce championnat, qui a battu Hénin-Beaumont, cador proclamé. Les Lilléroises sont prévenues. A.Top, 62190.fr

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De Lespesses aux Etats-Unis, le fabuleux destin de Paulette Veste (3/3)

Publié le 03 septembre 2018 par Administrateur

Photo: PVC, Votre Info

14 août 2018, Paulette Gibbens, 90 ans, monte à bord d’un vol long courrier entre Atlanta et Paris. Elle est accompagnée de son fils, Edward, retraité de l’armée américaine. Mère et fils sont en voyage à Laon, en Picardie. Paulette Gibbens, née Veste, vient passer quelques jours chez son frère, Michel Veste. Les deux frères et sœurs ne se sont pas vus depuis 62 ans ! Fou.1954, Paulette Veste faisait le voyage inverse. Elle pensait alors ne jamais revenir dans l’Hexagone. Elle changera d’avis un peu plus de cinquante ans plus tard. L’histoire est belle, et nous avons la chance de pouvoir la raconter, en exclusivité.

8 juin 2018, la bonne nouvelle tombe, via un mail d’Edward Syfrett, le fils de Paulette Veste : « Ma maman et moi rendons visite à mon oncle Michel à Laon le 14 août ». Enfin ! La championne d’athlétisme est de retour sur le sol français. Les deux journalistes du Pas-de-Calais allaient pouvoir la rencontrer, pour de vrai. Même s’il faut bien l’avouer, Paulette Veste, 90 ans, pétrie d’humilité, a un peu de mal à comprendre pourquoi autant d’intérêt à son égard. 15 août, ce sont les grandes retrouvailles entre les deux frères et sœurs. Fatiguée, Paulette Veste n’en est pas moins heureuse. Heureuse de revoir son petit-frère bien-sûr, de revoir sa ville, Laon, là où elle a grandi, là où elle s’est entraînée. Edward, lui, est heureux aussi, de découvrir les photos de famille bien gardées par son oncle Michel, de rencontrer ses cousins français… tout un pan de son histoire française en somme.
« Pour nous, c’est just mum »
Jeudi 20 août, c’est le grand jour pour nos deux journalistes. Le trajet entre Lillers et Laon avalé en une heure et demi, les voilà en bas de l’immeuble de Michel Veste, impatients de rencontrer la native de Lespesses. Sur le balcon du petit appartement, une grande dame distinguée se dresse, immense sourire aux lèvres. Elle fait un grand signe de la main. Visiblement, le plaisir est partagé. La rencontre dure deux heures, deux belles heures durant lesquelles les reporters lui expliquent ô combien ils sont heureux de la rencontrer enfin, six ans après avoir découvert son existence et son glorieux passé sportif. L’interview se passe en français et en anglais. Paulette Veste a un peu perdu sa langue natale. Pas complètement. Quelques mots de vocabulaire lui manquent. Quand le verbe est trop hésitant, elle demande à ses interlocuteurs. Edward, lui, est un peu surpris de l’enthousiasme français : « Pour nous, c’est « just mum » ! Mais il le sait au fond, sa maman est un personnage hors du commun. Et il n’ignore pas non plus son glorieux passé sportif : « Mes enfants sont au courant depuis toujours, raconte Paulette. À la maison, il y a la Victoire de Samothrace, une statue qui récompense un certain nombre de sélections internationales. Mes enfants et petits-enfants m’ont souvent demandé ce que c’était. En revanche je ne sais pas ce que sont devenues mes médailles » Une jolie carrière, qui s’est arrêtée aussitôt son arrivée aux États-Unis. Paulette Veste ne fera plus de sport, et deviendra une maman à plein temps, élevant ses cinq enfants.
« Si j’avais été un homme, j’aurais fait du football américain »
Divorcée deux ans après son arrivée sur le sol américain, elle se remarie « avec un homme extraordinaire », avec qui elle arpente le territoire américain en camping-car. Veuve depuis l’an passé, Paulette a également perdu sa sœur, Henriette, une femme extraordinaire elle aussi, qui pour la petite histoire, était devenue pilote d’avion. Du haut de ses 90 ans, Paulette Veste, épouse Gibbens, en plus de cultiver son jardin, regarde les compétitions sportives à la télévision… ce qui n’est pas sans lui rappeler, ses exploits, ses voyages… Mais ce qui lui plaît le plus, c’est le football américain. Paulette s’en amuse : « Si j’avais été un homme, je pense que j’aurais fait ce sport-là. » Bien ancrée dans la culture américaine, mais pas à 100%. Paulette adore manger des escargots… d’origine France seulement. Et elle rêve aussi à un bon steak de cheval, comme elle mangeait petite. Elle n’a pu le faire cet été, mais les deux journalistes français se sont promis de lui offrir ce plaisir quand elle reviendra. Parce qu’elle compte revenir notre héroïne, et elle se rendra à Lespesses, pour se recueillir sur la sépulture de ses parents, et retrouver encore des images de son enfance. A.Top

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De Lespesses aux Etats-Unis, le fabuleux destin de Paulette Veste (2/3)

Publié le 02 septembre 2018 par Administrateur

14 août 2018, Paulette Gibbens, 90 ans, monte à bord d’un vol long courrier entre Atlanta et Paris. Elle est accompagnée de son fils, Edward, retraité de l’armée américaine. Mère et fils sont en voyage à Laon, en Picardie. Paulette Gibbens, née Veste, vient passer quelques jours chez son frère, Michel Veste. Les deux frères et sœurs ne se sont pas vus depuis 62 ans ! Fou.1954, Paulette Veste faisait le voyage inverse. Elle pensait alors ne jamais revenir dans l’Hexagone. Elle changera d’avis un peu plus de cinquante ans plus tard. L’histoire est belle, et nous avons la chance de pouvoir la raconter, en exclusivité.
Paulette Veste est née le 24 février 1928 à Lespesses. L’endroit, elle le connaît bien, même si elle n’y a pas vraiment vécu : « Mes grands-parents possédaient une ferme à Lespesses, raconte-t-elle. Ma mère s’y rendait pour mettre ses enfants au monde. Nous sommes immédiatement repartis à Ham (Picardie). Nous y revenions pour les vacances d’été, et passions notre temps entre Lespesses et Fauquenehem, là où mes grands-parents paternels vivaient. » Le père de Paulette, lui aussi originaire de Lespesses, est gendarme de profession, en Picardie, au sein d’une petite caserne de cinq unités. Paulette grandit dans les locaux de la gendarmerie. Puis ses parents décident de prendre la direction de Laon, ville plus propice aux études. Paulette et sa sœur aînée, Henriette, intègrent le club de gymnastique de Laon après l’invasion allemande. Paulette fait ses premiers pas de sportive à l’âge de douze ans.
Première compétition… record de France!
Trois ans plus tard, se tient une compétition omnisports durant laquelle un concours de poids est organisé : « J’ai lancé le poids pour la première fois ce jour là. Mon premier essai a été mesuré à 10 mètres. Les organisateurs se sont empressés de contacter la Fédération française pour prévenir qu’ils tenaient quelqu’un capable de participer aux championnats de France. Avant mon deuxième essai, j’ai regardé une fille qui lançait mieux que moi. J’ai alors à nouveau lancé le poids, j’ai battu le record national cadettes. Quand je suis partie aux États-Unis, ce record tenait toujours ! » Douée naturellement, gagner en s’amusant, c’est ce qui plaît à Paulette. Malheureusement, aucune section sportive ne peut l’encadrer. Alors ele s’entraîne seule. Son jeune frère, Michel, s’empresse d’aller ramasser les poids, et de les lui ramener. Elle brille en cadettes, en juniors, et débarque chez les seniors avec beaucoup d’enthousiasme. Elle rencontre alors celle qui va devenir sa grande rivale et amie, la célèbre Micheline Ostermeyer : « J’ai rejoint l’équipe nationale, raconte Paulette Veste. Cela m’a permis de voir du pays, comme on dit. »

Paulette Veste [4e en partant de la gauche] en voyage pour une compétition internationale avec léquipe de France.

Six titres de championne de France
La jeune femme sillonne l’Europe, en train et en avion, seule. Ses parents croient en elle, mais ne peuvent l’accompagner en compétition : « Bien sûr, j’étais ravie d’avoir de bonnes performances. Mais ça ne dure qu’un temps. On vieillit, on se marie, et tout cela ne reste plus qu’un lointain souvenir. » Pas du genre à se vanter de ses exploits passés. Pourtant, entre 1945 et 1953, Paulette Veste totalise pas moins de six titres de championne de France, trois au poids, trois au disque, partageant les distinctions nationales avec Micheline Ostermeyer. En juillet 1948, elle devient championne de France du lancer de disque, établissant un nouveau record national. Mais c’est Micheline qui brillera à Wembley. Paulette ne parvient pas à se hisser en finale. Au poids, elle prend une belle, mais cruelle, 4e place. « Mon seul regret, ne pas avoir conquis de médaille olympique. Il ne m’a vraiment pas manqué grand chose. » Quatre ans plus tard, à Helsinki, elle ne fera guère mieux : 9e au poids, 16e au disque. Elle rentre à Laon, rencontre Quenteen Syfrett sur la base de Laon-Couvron, qu’elle épouse en 1954. Deux ans plus tard, elle s’expatrie aux États-Unis, en Floride. Elle y reste définitivement. Sa sœur, Henriette, la rejoint 24 mois plus tard. A.Top

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De Lespesses aux États-Unis, le fabuleux destin de Paulette Veste (1/3)

Publié le 01 septembre 2018 par Administrateur

14 août 2018, Paulette Gibbens, 90 ans, monte à bord d’un vol long courrier entre Atlanta et Paris. Elle est accompagnée de son fils, Edward, retraité de l’armée américaine. Mère et fils sont en voyage à Laon, en Picardie. Paulette Gibbens, née Veste, vient passer quelques jours chez son frère, Michel Veste. Les deux frères et sœurs ne se sont pas vus depuis 62 ans ! Fou.1954, Paulette Veste faisait le voyage inverse. Elle pensait alors ne jamais revenir dans l’Hexagone. Elle changera d’avis un peu plus de cinquante ans plus tard. L’histoire est belle, et nous avons la chance de pouvoir la raconter, en exclusivité.
Nous sommes en septembre 2011, deux journalistes s’attellent à un travail de fourmi : répertorier l’ensemble des sportifs originaires du Pas-de-Calais qui ont participé aux Jeux olympiques depuis… 1896 ! Le but est de réaliser un dico des JO. Certains noms sont évidents. Micheline Ostermeyer, Guy Drut, Henri Leconte, Henri Duez, Michel Jasy ou plus récemment Nando De Colo, Marie Delattre, Romain Barras, Jérémy Beccu… D’autres beaucoup moins. Le duo de journalistes fait des découvertes quasiment chaque jour. À force de recherches, le plus jeune des deux trouve tout à fait par hasard, sur le Net, une base de données rédigée en anglais, où, à première vue, l’ensemble des personnes ayant participé aux JO sont répertoriées. Et en fouillant encore, il s’aperçoit qu’il est possible d’affiner les recherches par commune. Son aîné s’attache à taper toutes celles du Pas-de-Calais, alors que lui, « se contente » de taper les noms de villes (et villages) proche du bureau. Lillers, Burbure, Auchel… Cauchy-à-la-Tour, Ames, Amettes, Lières. Quand vint Lespesses.
Deux journalistes « sur les fesses »
Là, le jeune rédacteur n’en croit pas ses yeux. Une dénommée Paulette Veste apparaît. Deux participations aux Jeux olympiques, en 1948 à Londres, et quatre ans plus tard, à Helsinki. Deux spécialités : le lancer de poids et le lancer de disque. Un club : la Laonnoise. Et ce lieu de naissance encore une fois. Lespesses. À deux pas de chez eux. Comment se peut-il que ces deux férus de sport n’en ait jamais entendu parler ? Premier réflexe : l’ami Google. Pas grand-chose, mais quelques éléments quand même. Des publications émanant du club d’athlétisme de Laon, qui retracent les exploits de la championne. Des titres de championne de France à la pelle notamment. Derrière elles, un certain Paul Millet, que le journaliste devenu enquêteur s’empresse de retrouver. Passionné par l’histoire de Paulette Veste, il raconte tout ce qu’il sait. Il narre ses exploits, et quelques bribes de sa vie. Paulette Veste a épousé un militaire américain et s’est exilée 10 ans après la seconde guerre mondiale de l’autre côté de l’Atlantique. Pour lui, elle y est décédée récemment, à 82 ou 83 ans. À Laon, la jeune fille aurait aussi remporté un concours de beauté. Le journaliste prend note, et poursuit ses recherches.
Des bouteilles à la mer
Direction les archives départementales de Laon en quête de quelques coupures de presse d’époque. Le butin est maigre, mais des écrits existent. Cap aussi vers la mairie de Lespesses, en espérant dénicher un document, avec des noms, des professions peut-être. Banco ! En mairie, la secrétaire tend un document essentiel. L’acte de naissance de Paulette Veste. Y figurent le nom de ses parents, leurs professions, le nom de ses grands-parents, le nom d’un frère aussi… Et surtout celui de son mari : Quentin Syfrett. En revanche, une information n’y figure pas : la date de décès. L’employée de mairie, un peu amusée par cette visite peu courante, avance une explication rationnelle. Pour arriver en France en provenance des États-Unis, un certificat de décès peut mettre des mois, si ce n’est des années. Dont acte. Mais voilà le journaliste de 26 ans lancé sur deux nouvelles pistes. À la recherche d’un dénommé Michel Veste, dans les environs de Lespesses, en plus de se mettre en quête d’un descendant de Paulette Veste, épouse Syfrett, aux USA. La méthodologie est simple : les Pages blanches, et Facebook. Des heures de recherche : « Monsieur Veste ? Est-ce que par hasard vous êtes de la famille de Paulette ou Michel Veste ? » Une question ressassée sans cesse à laquelle la réponse est toujours « Non, désolé, je ne connais pas. » Sur le célèbre réseau social, la démarche est sensiblement la même. Des tas de messages envoyés à des Mister ou Misses Syfrett de l’autre côté de l’Atlantique, comme des bouteilles à la mer.
« Je viens d’appeler maman, elle est d’accord… »
30 septembre 2011 à 18h37, une certaine Monique Syfrett répond : « C’est ma maman. Comment puis-je vous aider ? Quel type de journaliste êtes-vous ? ». Tout excité, le jeune homme s’empresse de répondre et explique sa démarche. 19h15, nouveau message de Monique Syfrett : « Je viens d’appeler maman, elle est d’accord pour que vous l’appeliez ou lui écriviez. Voici son adresse et son numéro de téléphone ». Incroyable, Paulette Veste est toujours vivante, et plus encore, en bonne santé. 2 octobre 2011, un certain Edward Syfrett répond à son tour : « Oui, je peux probablement vous aider. Pourquoi cherchez-vous des renseignements à son sujet ? Aussi, pouvez-vous nous aider à retrouver notre oncle Michel en France ? » Les échanges se multiplient entre les deux hommes. Edward raconte ce qu’il connaît du passé de sa maman, et toujours, demande des nouvelles de l’enquête, pressé de savoir si son oncle a été retrouvé. Paul Millet, du club d’athlétisme de Laon, a dégoté l’adresse de Michel Veste. Belle avancée. Le 5 octobre, le jeune reporter décroche son téléphone, sa liste de questions bien ancrée sur le bureau. Non sans stress, il compose le numéro de téléphone de l’ex-championne française : « Paulette Veste ? ». Une voix douce lui répond, en français, avec un accent américain prononcé. « Oui, c’est bien moi ». Des semaines de recherches viennent d’aboutir. On a cru un moment qu’elle n’était plus de ce monde. Mais elle est là, à l’autre bout du fil, à des milliers de kilomètres, prête à raconter sa merveilleuse histoire. A.Top

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Coupe de France de football: Le FC Lillers pas du tout gâté par le tirage au sort

Publié le 30 août 2018 par Administrateur

Le FC Lillers ne jouera pas son deuxième tour de la Coupe de France dimanche 2 septembre comme tout le monde, mais jeudi 6 septembre. Et les sympathisants du FC Lillers trouvent cela un peu moche. On vous explique pourquoi. Au tirage, Lillers a hérité du vainqueur de la rencontre Saint-Pol-sur-Ternoise – AJ Artois. Le match a déjà eu lieu dimanche 26 août, les Saint-Polois, en régionale 3, se sont imposés 3-1. Sauf que cette rencontre est à rejouer, la faute à une erreur d’arbitrage au sujet des remplacements. Ce qui fait râler les Lillérois, c’est que cette rencontre a été programmée dimanche 2 septembre, alors que d’autres matches (reportés), ont été joués mercredi 29 et jeudi 30 août. De ce fait, Lillers jouera son deuxième tour de Coupe de France un jeudi, nettement moins sexy qu’un dimanche… et avec la moitié de l’équipe première absente, des joueurs partant étudier et / ou travailler à la semaine. Pas cool. A.Top, 62190.fr

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Lillers: attention, traversée de biches

Publié le 28 août 2018 par Administrateur


Soyez (encore plus) prudents si vous circulez rue du Général-de-Gaulle à Lillers en soirée et la nuit. Une famille de cervidés traverse la chaussée à la sortie d’agglomération, en direction de l’autoroute. Les jolies biches ont été aperçues ce mardi soir par un automobiliste qui a sans tarder alerté la rédaction. Merci à lui. 62190.fr

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