Le portrait du dimanche… Jérémy Montvoisin, gérant du New Day: « On est roi dans son royaume »

Hier samedi, le New Day, bar à thème, fêtait ses deux années d’existence. Il nous est donc apparu logique de consacrer un portrait à Jérémy Montvoisin, l’emblématique gérant d’une enseigne qui marche fort. Un gars de Lillers bien dans ses pompes, un gars plein de projets, qui n’a pas tout à fait fini de faire parler de lui. Il dévoile ses projets et revient sur son parcours, sa vie. Sans regret aucun. « Si c’était à refaire je ferai exactement la même chose. Toute ma vie me plait, avec les erreurs. Elles font grandir. »
Ne vous fiez pas à sa bonne humeur légendaire, à son sourire bien ancré sur le visage, doublé de yeux bleus rieurs à souhait… « Mimi » n’est pas le genre à se laisser marcher sur les pieds. « T’es cool, je suis cool »… tout est dit. Lui-même se définit comme quelqu’un de « sociable, calme et juste » et surtout « pas le genre à regarder dans l’assiette de l’autre ». Ancien boxeur, quelques années passées à Toulon dans la Marine nationale, autant dire que derrière la gueule d’ange, il y a aussi du répondant. Un tempérament qui lui permet de mener à bien son entreprise, le New Day, bar à thème qu’il gère d’une main de maître, avec la fermeté nécessaire.

 De Hazebrouck à Lillers, en passant par l’Afghanistan
Arrivé à l’âge de sept ans à Lillers
(il est natif d’Hazebrouck), « Mimi » débarque à l’école Robert-Desnos en classe de CE1, timidement, plutôt du genre à se mettre au fond de la classe. « C’est après que j’ai commencé à devenir un élément perturbateur », raconte-t-il en se marrant. « Mais je n’étais jamais méchant ». Pas vraiment un bon élève, mais toutefois, il a obtenu tous les diplômes entrepris. Ceux qui l’ont côtoyé au collège René-Cassin, de près ou de loin, se souviennent forcément de lui. Tout le temps en train de rire… et taquin, envers ses camarades, comme avec les professeurs, dans la limite toujours du respect des gens. Quelqu’un de juste on vous a dit. Puis direction Béthune et le lycée Salvador-Allende. C’est là qu’il se prend d’affection pour la marine nationale. Il passe les tests avec succès et part en mission de guerre contre le terrorisme en Afghanistan, la mission Agapanthe… puis il tourne la page militaire au bout de trois ans: « J’en avais marre de bien gagner ma vie et de ne pas pouvoir en profiter. On travaillait 12 heures par jour, 7 jours sur 7 ». Il rentre dans son Nord natal, dans sa ville, œuvre un moment pour la mission locale de Bruay-la-Buissière et réfléchit à un projet professionnel, avec son ami Patrick Marquis, chargé à la ville de Lillers du développement économique,

Plus grand encore
« En tant que client j’étais à la recherche d’un bar sympa dans le secteur.
Il a été question un moment de reprendre le Big Ben -boulevard de Paris- mais ça n’a pas abouti »… Et quand il parle d’un bar « dans le secteur », il pense à sa ville en particulier: « Parce qu’on est roi dans son royaume! Je connais tout le monde ici, pas besoin de me faire connaître. J’avais la clientèle avant d’avoir la structure!» Malgré cela, il sait que rien n’est gagné d’avance. Il appréhende même un peu. « C’était le grand saut dans le vide. S’il y a la conviction, on est sûr de rien. Cinq minutes avant l’ouverture, je tremblais.»
Aujourd’hui, avec un peu de recul sur son activité, le jeune homme aborde les choses beaucoup plus sereinement et avance à pas de géant avec sa sœur Isabelle, employée du bar: « Ça fonctionne mieux que prévu », concède-t-il. Tant et si bien que les projets affluent. Depuis un petit moment déjà, il réfléchit à un projet de terrasse à plus ou moins court terme, et s’il nous confie « en off » le concept, il nous fait jurer de ne rien dévoiler: «Tu peux dire que ça va péter, que ça va surprendre, que ce sera… original. » Il voit un peu plus grand encore, et se met à rêver de boîte de nuit. On le prendrait presque pour un utopiste, un doux rêveur… mais ça serait mal connaître « Mimi » que de dire qu’il va un peu loin. «Je rêve d’une ambiance belge, d’une mentalité belge… mais ici… dans le coin »… il n’en dira pas plus. Du moins qu’on puisse écrire.

A. Top

 

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