Lillers-Béthune en trois heures avec la SNCF… qui dit mieux?

Dimanche matin, 10h32, j’ouvre les yeux. Aïe, la tête. Hier soir, j’ai fait fort. Je me suis mis une mine, pris une caisse… j’ai bu un peu trop d’alcool quoi. Samedi en fin d’après-midi, mes copains de foot et moi-même, on est allé au Kerry Yob pour ne pas le nommer. On avait dit « juste un verre ». Et on a descendu quelques pichets de St Glinglin finalement. Et vers deux heures, je me suis dit qu’il était temps de rentrer, seul. Les autres voulaient prolonger la soirée, mais pour une fois, moi,  je n’avais pas trop envie. Sauf que voilà, je suis venu en voiture et que prendre le volant dans l’état qui était le mien n’aurait pas été sérieux du tout. Alors j’ai pris un taxi. Un peu cher pour 12 minutes qui séparent Béthune de Lillers. 20 balles: le prix de la course, le prix de la non suspension de permis, le prix pour ne pas risquer sa vie. Et celle des autres. 2h45 environ, je suis dans mon lit (oui, le taxi, il a fallu l’attendre un petit peu sur la jolie place de Béthune), et là, mission de ce matin, aller rechercher le véhicule à Béthune, qui a passé la nuit sur la place Foch. À 15h, j’ai match, du côté d’Auchel. Je suis « large ».
2h23 d’attente à Hazebrouck
Papa maman ne sont pas là, alors une seule solution ou presque: le train. Pratique, un peu cher pour si peu, mais rapide… Un coup d’œil à l’excellente application mobile « Voyages-sncf »… pour le train de 10h21, qui arrive en gare de Béthune 9 minutes plus tard pour la modique somme de 3,20 euros, c’est mort. Le suivant est à 11h39. Nickel. Ça me laisse le temps de me débarbouiller, d’avaler un bol de Chocapic et un café avant de me mettre en route. Sauf qu’un truc apparaît à travers l’épais brouillard qui stagne devant mes yeux (c’est une image): 8,90 euros, presque trois fois plus cher! À ce prix là, les contrôleurs de la SNCF servent le petit dej, cirent les pompes et une couronne de fleurs à notre descente dans la cité de Buridan! Rien du tout, nada. Pire… le temps de trajet. Trois heures, oui oui (avec son beau taxi), trois heures, soit 18 fois plus long que le précédent voyage. En trois heures, le train doit certainement passer par Lille-Flandres, une navette nous emmène à Euralille pour choper un caramel macchiato au Starbucks, avant de nous ramener à Béthune en marche arrière via le Louvre-Lens. Non, ce « fameux » train de 11h39 est bien plus morose. Embarquement prévu à bord du TER 46473 pour 17 minutes. Arrivée prévue à 11h56 à Hazebrouck, pour un retour vers Béthune, en TGV s’il vous plait, à 14h19, soit 2h23 plus tard. Gros avantage, même avec la gueule de bois, je ne risque pas de rater ma correspondance. Sauf que je risque de m’endormir lamentablement sur un banc de la gare. Trop risqué. Le train suivant est à 14h51. Beaucoup trop tard. Bref, j’ai pris mon vélo. Un jour peut-être, il y aura un bus entre Lillers et Béthune. Un jour, peut-être. A.Top

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