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Dépôts sauvages à Lillers: « ça commence à parler »

Publié le 17 novembre 2017 par Administrateur

« La TV du Brûle ? Avec les commentaires, c’est drôle. Mais ça ne l’est pas, peste le maire de Lillers, Pascal Barois. [la page Facebook de la ville de Lillers a posté une photo d’une télévision abandonnée qui a beaucoup fait réagir, NDLR]. La question des déchets, que ce soit ceux qui déposent leurs poubelles n’importe quand, ou que ce soit ceux qui mettent leurs déchets n’importe où, c’est le plus gros problème d’incivilité. Je ne suis pas un écolo pur et dur, mais si je reviens à cette télé, qu’est-ce qui empêchait les gens de pousser une pointe jusqu’à la déchetterie? » Au-delà de ce énième épisode de dépôt sauvage, un peu loufoque, ce sont ces endroits bien identifiés où s’amoncellent des détritus en tout genre qui irritent. On pense forcément à cet endroit bien identifié à Rieux, entre Allouagne et Lillers, au pied du pont de l’autoroute, véritable petite décharge à ciel ouvert. Et que faire ?

Ça commence à parler
Les déchets, c’est la compétence de l’agglo, et Dieu sait, même si nul n’est parfait, que l’intercommunalité met le paquet en matière de ramassage, de tri, de valorisation et de prévention. La commune, elle, ne peut que porter le volet prévention, avec ses moyens. La police municipale peut certes verbaliser, mais la répression a ses limites : « Elle repose sur le flagrant délit, et ça c’est compliqué, explique le premier magistrat lillérois. On sent que les gens sont de plus en plus exaspérés, ça commence à parler. Ils viennent nous rapporter que untel ou untel a encore mis ses déchets là où il ne fallait pas. Ça permet d’en identifier certains. Quand on gratte un peu, on s’aperçoit que ce sont toujours les mêmes personnes, aux mêmes endroits. »

Se substituer à l’État?
D’autant plus rageant que des solutions existent. Au-delà de la classique déchetterie, il y aussi la ressourcerie, qui ramasse les encombrants. Des particuliers en ont aussi fait leur spécialité. Et ça ne coûte rien, ou pas grand-chose. « Je connais quelqu’un qui fait ça gratos, poursuit le maire. Et la ferraille, ça se revend… » Alors quel est le problème ? Quel est, ou quels sont les bougres d’idiots qui jettent en quantité leurs gravats, plus ou moins polluants ? Quelle solution? On pense à la verrue de Rieux, forcément : « Ce terrain appartient à l’État, déplore Pascal Barois. Quand on voit la masse de déchets, ça ne doit pas être un particulier. Je suis monté au créneau en avril 2017 sans que rien ne bouge depuis. On pourrait se substituer à l’État en faisant venir une entreprise et leur envoyer le titre de recette. C’est quand même le monde à l’envers. » A.Top

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