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On a testé pour vous… Le simulateur de conduite de la piste mobile départementale d’éducation routière au lycée Anatole-France de Lillers

Publié le 16 avril 2014 par Administrateur

Il se prendra une biche aussi, la même que moi

Dans le cadre de la semaine santé et citoyenneté du lycée Anatole-France de Lillers, la piste mobile départementale d’éducation routière (organe qui dépend de la Direction départementale de la sécurité publique, la DDSP, basée à Arras) était au sein de l’établissement ce mercredi matin avec son simulateur de conduite flambant neuf. Je l’espérais secrètement… il n’aura pas été nécessaire de demander, un fonctionnaire de police m’a invité à l’essayer. Fort heureusement, il s’agissait d’un simulateur.
Mercredi matin, jour des enfants. Le grand enfant que je suis n’avait qu’une envie, tester ce superbe joujou, arrivé fin 2013 dans les locaux de la piste départementale d’éducation routière, offert par l’association Police public jeunesse, présidée par le commandant Jean-Claude Morel, chef de la circonscription d’Auchel. Un engin de plusieurs centaines de kilos, équipé d’un siège très confortable, d’un volant (c’est mieux!), de tous les équipements de sécurité nécessaires type ceinture, frein à main, clignotants, etc. Et devant, en guise de pare-brise, trois grands écrans d’ordinateur sur lesquels s’affichera un peu plus tard le « décor »… Un bel outil pour le brigadier Gilles Duquesnne et son adjoint Adrien Dubois, un engin destiné à sensibiliser les jeunes conducteurs aux dangers de la route.

 Attention au feu vert
Première surprise, le nombre de possibilités incalculables, de paramètres différents qu’il est possible d’entrer dans la machine avant de l’essayer. Plusieurs modes déjà: conduite libre, en ville ou à la campagne, exercices de freinage, d’éco-conduite… Plusieurs véhicules aussi, de la petite citadine à la « BM » à propulsion, avec des pneus en plus ou moins bon état, avec la possibilité également de régler les conditions météorologiques… si vous avez envie de conduire sur la neige, avec du vent et du soleil en même temps, et bien c’est tout à fait possible! Adrien Dubois fait la démonstration et il faut bien avouer qu’il s’en est plutôt bien sorti. Après tout, c’est un peu normal! Puis vient mon tour, le brigadier Duquesne me lance: « Monsieur le journaliste veut-il essayer? ». Un peu ouais! Ni une, ni deux, me voilà au volant d’une BMW, en ville d’abord. Point mort, un coup de clef, le moteur démarre, on vérifie si le frein à main n’est pas enclenché, coup d’œil dans le rétro et c’est parti. Carrément réaliste tout ça! La prise en main n’a rien de simple, je fais un peu gueuler la BM dans le vide, ça monte vite dans les tours ces engins là…Le but de ce simulateur est de sensibiliser le conducteur aux risques de la route… je vais vite le vérifier. Premier feu tricolore, il est rouge, tout va bien, même si mon freinage un peu brusque (ma femme me le dit tout le temps, mais là c’est pas moi, c’est la BM) m’oblige à m’arrêter un peu loin de la ligne blanche. Deuxième feu, il est vert, et le piéton sur ma gauche ne trouve rien de mieux à faire que de traverser au nez de ma bagnole… c’est pas passé loin, même à 50 km/h, on ne s’arrête pas en deux secondes…
Je redémarre, un peu désarçonné par ce qu’il vient d’arriver, je me mets sur la file de gauche, et là, je ne sais pas trop si c’est moi ou celui que je vais percuter quelques secondes plus tard qui ne tient pas sa file correctement, toujours est-il que l’on s’accroche. L’exercice s’arrête.

 Saleté de biche
Deuxième tentative, sur les routes de campagne cette fois. J’ai bien envie de m’amuser un peu, de rouler un peu vite quoi, histoire de voir comment le bolide réagit. Mais l’exercice tourne court. Quelques secondes au-dessus de la vitesse maximale autorisée, 90 km/h en l’occurrence, on est stoppé net. Même s’il existe un mode conduite libre dans lequel les fonctionnaires de police se rendent aussi compte que nous ne sommes pas des pilotes automobiles professionnels, là le but, c’était de bien conduire et de ne pas faire l’idiot. Recalé encore. Troisième et dernière tentative, pas question d’abuser de la gentillesse des policiers, mais je veux absolument montrer aux fonctionnaires en uniforme que « monsieur le journaliste » sait conduire… Je me concentre, je suis toujours sur des routes de campagne, et je tiens à tenir les 5 minutes, la durée maximale de l’exercice, et pourquoi pas réaliser un sans faute (après le test, un bilan est fait sur le nombre d’erreurs et infractions commises). Première difficulté, un vélo, une ligne discontinue, mais des virages, puis un camion qui arrive en sens inverse… camion qui n’avance pas soit dit en passant, mais je suis patient quitte à repasser une première, comme au permis de conduire, même si j’ai un peu zappé la ceinture de sécurité j’avoue. Je double, tant bien que mal, me remet dans ma voie, j’ai tenu une minute. Super, record battu. Puis un tracteur, je le double sans difficulté, puis un second. Je double « tranquille et détendu », prêt à entrer dans ma troisième minute. Et là, sorti de nulle part (enfin si, du bois d’à côté), une biche! Ou un chevreuil, que sais-je, une grosse bête à cornes traverse la chaussée, et patatras! Accident, à 90 km/h, je n’ai pas eu le temps d’esquisser le moindre geste. Troisième tentative ratée, déçu de moi-même, je laisse la place. Les élèves de BTS arrivent. Dieu merci, ils ne seront pas plus doués que moi, sauf un, sérieux et appliqué qui fera aussi bien (ou aussi mal, ça dépend du point de vue). Même endroit, même accident. La même biche en fait. Comme quoi, on est bien tous égaux face aux dangers de la route. A. Top

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