Lillers se souvient des heures tragiques de la Libération




Les cérémonies de commémoration de la Libération de Lillers ont eu lieu dimanche 6 septembre  avec la mise à l’honneur d’Étienne Jules-Bourdon, le dernier résistant-combattant vivant à avoir participé aux affrontements des 3 et 4 septembre 1944 (lire par ailleurs).
Pour le reste, les cérémonies se sont déroulées de la façon la plus traditionnelle et la plus simple possible compte tenu de la situation de crise sanitaire que nous vivons. Peu de monde et pas de défilé en l’absence de l’harmonie Fanien. Comme à l’accoutumée des gerbes ont été déposées au pied des monuments aux morts et stèles d’Hurionville, de Rieux et de la Résistance à Lillers, les participants se retrouvant enfin devant le monument aux morts de la ville, en présence des représentants et des porte-drapeaux des associations d’anciens combattants.
24 morts
Lors de sa prise de parole, Carole Dubois, maire, a rappelé qu’au 1er septembre 1944, Lillers était un poste de commandement de l’armée allemande qui avait pour mission de bloquer l’arrivée des alliés par la RN 43 ou par Burbure. D’où les combats acharnés qui ont eu lieu en ville alors même que la population savait la Libération toute proche. Elle a rappelé le rôle joué par les membres des Forces françaises de l’intérieur, mal armés et un peu seuls face à un ennemi encore organisé. Elles en ont d’ailleurs payé le prix fort, à Rieux, où les Allemands ont tué et fusillé huit d’entre eux. Dans Lillers même, c’est le capitaine Ansart qui est tué rue du Cliquet alors qu’il dirige un assaut contre une position allemande, rue du Rempart. Au total, les combats pour la libération de la ville auront tué 24 Lillérois, 15 membres des FFI et 9 civils, auxquels il faut ajouter les décès de quelques blessés dans les jours qui ont suivi.
Ph. V.-C., Votre Info

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