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Football féminin : pourquoi Lillers peut croire au maintien en R1

Publié le 09 septembre 2019 par Administrateur

Florine Level est une des rares recrues lilléroises. Elle donne déjà satisfaction.

Sur la feuille de statistiques, l’opération maintien est mal embarquée. Deux matches, 10 buts encaissés, 0 marqué. Ça pique un peu. Mais les féminines du FC Lillers ne doivent surtout pas baisser les bras. Le championnat de R1 vient seulement de démarrer, et même s’il est évident que le maintien à ce niveau sera difficile, il est à leur portée. La situation du FC Lillers pourrait en inquiéter plus d’un… C’est vrai que les supporters lillérois ont connu des débuts de saison plus sereins. Mais si on voit le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide, contrairement à d’autres saisons où elles n’avaient vite plus rien à jouer, engluées dans le ventre mou du championnat, là, les Lilléroises vont connaître un exercice 2019-2020 palpitant.

Pourquoi c’est compliqué
La saison passée, Lillers a connu une saison de transition, qui en annonçait une deuxième, plus difficile encore. Comme l’an passé, des joueuses sont parties à l’intersaison, et n’ont pas été remplacées. Aude Zakardjan et Estelle Decroix, joueuses expérimentées et éléments emblématiques du football féminin lillérois, ont décidé d’arrêter. Fiona Pamart, en quête d’un nouveau challenge, est partie à Saint-Omer. C’était prévu. Plus surprenant, la jeune Lucie Naulet, à qui du temps de jeu était promis en R1, a mis le cap sur Arras, pour jouer en réserve. Pour ne rien arranger deux joueuses du groupe sont blessées. Et la saison a démarré sans que le groupe de Ludovic Bosseau ne soit réellement prêt. Dimanche 1er septembre sur la pelouse de Feignies-Aulnoye, ses joueuses ont été surclassées par un adversaire pourtant à leur portée, 0-3. « Une équipe solide physiquement, qui elle était préparée », concède le coach artésien. Dimanche 8 septembre, c’est Hénin-Beaumont, une des grosses écuries de R1, qui a profité de l’aubaine, en s’imposant 7-0 au complexe sportif lillérois. Sans avoir à fanfaronner pour autant. Sur les 7 buts, 3 sont offerts, à un moment de la partie où Lillers n’y était plus du tout.

Les points positifs
Le tableau n’est franchement pas emballant. Mais dans ce début de saison aux allures de calvaire, il y a des lueurs d’espoirs. Le score final du match de dimanche ne reflète absolument pas la rencontre. Hénin était plus fort, certes, mais la première mi-temps lilléroise n’avait rien de ridicule, bien au contraire : « On ne va pas dire qu’on a fait jeu égal, mais on a fait une bonne première mi-temps, d’autant que certaines, pour leur première à ce niveau à domicile, étaient complétement tétanisées. On aurait pu ouvrir le score, glisse Ludovic Bosseau. C’est le 2e but qui nous fait très mal. » Au repos, les Héninoises ne comptaient qu’une unité d’avance. Elles doubleront la mise à la 53e minute de jeu, pour finalement se mettre à l’abri à la 70e minute de jeu. Entretemps, Lillers a eu deux occasions franches, et la possibilité de réduire la marque, en vain. La fin de partie est anectodique. Les locales cèdent quatre fois en 12 minutes, rude. « Pour ce match, nous n’avions pas aligné de U18, explique le coach lillérois. Nous ne le ferons pas non plus contre Boulogne dans deux semaines puis contre Calais. Nous avons un équilibre à trouver : ne pas dépouiller notre bonne équipe U18 et tenter de renforcer notre équipe première. » La renforcer sur les matches-clefs, à la fin desquels il faudra impérativement marquer des points pour espérer : les confrontations face à Longueau, Villeneuve-d’Ascq, Douai, Saint-Omer, Beauvais et le match retour face à Feignies-Aulnoye seront capitales. A.Top, 62190.fr

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