De Lillers à Lières en passant par Bourecq: comment ça va la dette?

Le quotidien La Voix du Nord s’est penché sur les chiffres de la dette des communes de la communauté d’agglomération Béthune-Bruay. Un article complet qui met en avant des disparités dans les finances des communes, les villages notamment. Un propos qui s’appuie sur des chiffres fournis par le Ministère de l’Action et des comptes publics, chiffres qui s’arrêtent en 2018. La donnée qui retient l’attention du quotidien régional: la dette. Un mot qui fait peur, mais comme il est très bien précisé, la dette n’a rien d’effrayant, du moment qu’elle est saine. Une commune qui s’endette volontairement, c’est une commune qui investit, et par voie de conséquence, une commune qui se porte bien. Nous nous sommes penchés sur les chiffres des communes qui nous occupent, sans porter de jugement sur le bienfait de la dette, ou son absence.

Une dette en-dessous de la moyenne pour tous
Le village de Ames présentait une dette, au 31 décembre 2018, de 325 000 euros. Soit 22 00 euros de plus que cinq ans plus tôt. Une dette de 494 euros par habitant, alors que les communes de la strate affichent une dette moyenne de 615 euros.
Auchy-au-Bois ne concédait l’an dernier qu’une dette de 18 000 euros, alors qu’elle était de 123 000 en 2013. Cela fait 37 euros par habitant, contre 536 pour les communes de la même strate.
La commune de Bourecq est elle passée de 18 000 euros de dette en 2013, à 1000 euros tout rond en 2018. Ce qui représente 1 euro de dette par Bourecquois alors que la strate affiche une dette moyenne de 615 euros.
À Ecquedecques, la dette a chuté de 60 000 euros en 5 ans, passant de 78 000 à 18 000 euros entre 2013 et 2018. Cela représente une dette de 35 euros par habitant contre 615 pour les communes de taille identique.
À Ham-en-Artois, la dette a été divisée par deux en 5 ans, passant de 419 000 euros en 2013, à 209 000 euros, soit 203 euros par habitant (contre 615 euros).
La tête à toto pour Lespesses. 0 euro de dette en 2013, idem 5 ans plus tard.
À Lières, on relève la seule augmentation de nos 8 communes. Ce qui n’est pas forcément une mauvaise nouvelle. De 0 en 2013, on est passé à 121 000 euros. Raisonnable étant donné la dette par habitant, 309 euros contre 536 pour les communes équivalentes.
À Lillers enfin, les chiffres ne sont pas de la même grandeur, puisqu’on parle en millions d’euros. La situation semble s’améliorer puisque la dette est passée en 5 ans de 13 407 000 euros à 8 460 000 euros. Pas loin d’un million d’euros de baisse par an. Cela représente une dette de 821 euros par habitant contre une moyenne de 864 euros pour les communes de la même strate. 62190.fr


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