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Lillers: Rencontre avec Pascal Deltour, le mythique vendeur de cycles de la rue de Pernes

Publié le 01 novembre 2018 par Administrateur

Qui n’a jamais entendu ou prononcé cette locution de deux mots: « Chez Deltour », ou « A mon Deltour ». Deltour, un monument de Lillers, commerce de deux-roues inébranlable de la rue de Pernes qui fait un peu figure de dernier des mohicans. Rencontre avec Pascal Deltour, le patron des lieux.

Des années que nous n’avions pas franchi la porte de chez Deltour. La dernière fois, c’était pour la révision d’un vélo avec les parents ou pour acheter du mélange pour la meule d’un copain, on ne sait plus bien. À peine le pied posé dans le show-room, une douce odeur de cambouis chatouille les narines. Pas désagréable du tout. C’est un peu comme l’odeur des confitures de grand-mère, elle vous transporte des années en arrière. Le flash-back est juste un peu moins fruité. Pascal Deltour nous accueille derrière son comptoir, un peu pressé par le boulot à l’atelier, les clients qui l’appellent pour prendre des nouvelles de leurs montures ou demander un devis, et les commandes à passer. Nous n’avions pas pris rendez-vous pour l’interview, de peur d’essuyer un refus. Un passage à l’improviste semblait plus approprié. Après une légère hésitation, Pascal Deltour, 58 ans, prend le temps de raconter sa boutique, d’évoquer son parcours de vendeur et de réparateur de cycles et motocycles. Toute sa vie, ou presque. « C’est mon grand-père qui a lancé le magasin avant-guerre. Mon père a ensuite repris l’affaire, il était alors le plus jeune commerçant de France. À l’âge de 14 ans, j’ai commencé à travailler avec lui. On vendait des cycles, mais aussi des articles de puériculture. Des voitures d’enfants on en a vendu à la pelle. »

Les mobylettes sont mortes, vive les mobylettes
Aujourd’hui, Pascal Deltour travaille seul dans son magasin. Raymond, son papa, vient de temps à autre lui faire un petit coucou. Dans le hall d’exposition les mobylettes ont disparu. Ne reste plus qu’un vestige. Les scooters ont pris la place, toute la place ou presque, se disputant l’espace avec les vélos électriques. L’époque n’est plus la même. Pascal Deltour nous apprend une drôle de nouvelle: « Les mobylettes, ça n’existe plus. Les vogues, les 103, tout ça c’est terminé. Comme les moteurs deux temps d’ailleurs ». Incroyable mais vrai. Si vous aviez envie d’acheter une mob chez l’illustre revendeur Peugeot de la rue de Pernes… eh ben c’est niet, pas possible. Dingue quand même. Pour faire court, les mobylettes ne répondent plus aux normes de sécurité… Les scooters en revanche, oui. Allez comprendre. Forcément, la question nous taraude. Comment vont les affaires? « Il y a des hauts et des bas, concède le patron. On travaille surtout l’été. Après, le vélo électrique fait franchement du bien. Pourtant je n’y croyais pas du tout. » L’époque a changé. Pascal Deltour a évolué lui aussi, pour continuer à faire vivre son échoppe. Et il ne se plaint pas le moins du monde. Il faut dire aussi, et ça c’est bon pour les affaires, qu’il est le seul pour ainsi dire dans le secteur à être sur ce créneau-là. « A mon » Deltour, on y vient de Béthune, Calonne-Ricouart ou Auchel. Pas forcément de Lillers. De quoi tenir quelques années encore, jusqu’à la retraite, programmée en… Pas programmée du tout en fait: « Je ne sais pas quand. Ce qui est sûr c’est que ça va être difficile d’arrêter du jour au lendemain ». Toute sa vie on vous disait. A.Top, 62190.fr

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Ex-Anatolard: Sylvain Regniez, le vidéaste « made in » Lillers

Publié le 08 septembre 2018 par Administrateur

Petit, Sylvain Regniez voulait être astronaute. Né en 1981 de l’union d’une maman conseillère financière à La Poste et d’un papa informaticien chez Ugine, Sylvain, Lillérois pur souche, use ses fonds de culotte à l’école Desnos, au collège Cassin, puis débarque au lycée Anatole-France avec l’ambition de réussir… dans la musique. Son envie de tutoyer les étoiles ne lui est pas complètement passée: « J’ai commencé la gratte vers 13-14 ans, et très vite j’ai joué dans des groupes de métal. Je voulais aller le plus loin possible. » Avec son groupe Steve Austin, il jouera à l’Aéronef à Lille. Ce sera le plus gros fait d’armes de Sylvain sur la scène musicale. Au lycée Anatole-France, le guitariste n’est pas de ceux qui brillent par leur travail acharné: « Je n’étais pas très bosseur, disons que je faisais le minimum pour avoir 10. J’avais plus envie de me marrer qu’autre chose. Un bon ou un mauvais souvenir? Je n’en ai pas vraiment. Ma deuxième année de seconde peut-être… je me suis retrouvé avec tous mes potes dans la même classe. C’était super cool! » Joyeux drille assurément, mais ça reste bon enfant. Et puis le Lillérois décroche mine de rien son bac S… avec 10 tout pile, évidemment.
Major de promo
Son ambition de l’époque: devenir ingénieur du son. Et quand quelque-chose le botte vraiment, ça fonctionne. Direction la School of audio engineering à Paris, de laquelle il sort major de promo. De là, il commence à travailler: « J’ai sonorisé des groupes régionaux, fait de la prise de son, mixé… Je bossais aussi pas mal pour moi en home studio« . Jamais très loin de la musique évidemment. En 2008, il rejoint le Campus des musiques actuelles de Valenciennes où il se perfectionne à la guitare, acquiert la théorie musicale, se confronte à des genres musicaux nouveaux, et multiplie les rencontres. En parallèle, il donne des cours de guitare. Puis il se rend compte qu’il aime de plus en plus l’image… la vidéo en particulier. Retour à Paris, toujours dans la même structure, mais avec une finalité différente:  Sylvain devient vidéaste, se passionne pour les effets spéciaux, les courts métrages… Et enfin, se lance à son compte avec plusieurs cordes à son arc: réalisation de clips vidéos, films événementiel, publicités, mariages, courts métrages. Tout ce qui touche à la vidéo en somme. On ne va pas se mentir, Sylvain préfère travailler sur un concert de rock avec ses deux potes de promo parisiens, Toph et Flo, qu’à l’église de Lillers pour le baptême du petit Brandon, mais il jure d’y mettre autant de professionnalisme. Et puis, il caresse un doux rêve. Celui d’être primé en tant qu’auteur réalisateur: « Je continue à me former, et j’entends bien écrire prochainement un court métrage ». Bon, on arrête là les discours. Expliquer la vidéo à l’écrit, ce n’est pas ce qui se fait de mieux. Pour avoir une idée du travail de Sylvain Regniez, on file vers sa page Facebook qui donnera un petit aperçu de son (excellent) travail. Ou on visionne la vidéo ci-dessous… Vous cherchiez un vidéaste à côté de chez vous pour votre événement? Vous l’avez trouvé! De rien. A.Top, 62190.fr

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Ex-Anatolard: Jonathan Lomel, l’ingérieur ingénieux qui aide les agriculteurs à réduire leurs charges

Publié le 06 janvier 2018 par Administrateur

Il aurait pu rester à Lyon en tant qu’ingénieur chez Alstom. Mais Jonathan Lomel, 27 ans, Lillérois d’origine, relève actuellement un tout autre pari. « De toute façon, j’espère bien toucher à des domaines différents dans ma carrière. Quand j’étais petit, je voulais être magicien, c’était le métier rêvé. Ingénieur du son aussi, mais on me l’a déconseillé. Mais je ne m’interdis pas d’y revenir, mon diplôme généraliste  d’ingénieur me le permet. J’ai fait de l’aéronautique en stage chez Airbus, du ferroviaire… Pourquoi pas de la musique dans quelque temps! » Mais pour le moment, c’est l’agriculture qui l’occupe. Et pas qu’un peu. Au lycée Anatole-France, Jonathan ne fait pas de vague. Plutôt bon élève, « il découvre la vie » comme il dit, et décroche son bac S avec mention sans sourciller. Musicien, il fera les beaux jours de l’harmonie Fanien, clarinette en mains, avant d’arrêter, faute de temps. La musique aujourd’hui, c’est quand il a le temps, pour s’amuser, seul ou avec les copains. Pour l’heure, il déploie son énergie à sa petite entreprise, basée dans la capitale des Flandres.
En juin dernier en effet, avec deux de ses potes de promo de l’Institut supérieur de l’électronique et du numérique de Lille (ISEN), il monte une boîte qui répond au doux nom de Samsys. Le trio propose un produit totalement novateur: un compteur connecté pour les machines agricoles. Pour faire bref, c’est un boîtier truffé d’électronique, grand comme deux fois la taille d’un étui à lunettes, qui permet à l’agriculteur de mesurer absolument tout: le nombre d’hectares parcourus, la quantité de carburant utilisé, le temps d’utilisation des machines, le nombre de balles…

Industrialiser l’invention
L’idée pour Jonathan et ses deux associés, c’est de proposer un assistant qui enregistre toutes les données nécessaires à la réduction des charges. Expliqué comme ça, ça paraît relativement simple. Là où c’est fort, c’est que le boitier électronique et le logiciel qui permet de mettre sur le réseau les mesures, sont « faits maison ». Et c’est loin d’être péjoratif que de dire cela. « On a tout fait de A à Z. L’idée maintenant est de passer à l’industrialisation de la production. Les boîtiers sont actuellement en test sur une dizaine de machines, et nous avons de bons retours, les gens sont super intéressés ». Samsys est sur le point de franchir une sacrée étape, avec sur le CV, deux récompenses des plus encourageantes: le coup de cœur du jury d’Agri start-up à la Roche-sur-Yon en novembre, un mois après le prix glané au concours « connecting the world »… On a comme l’impression que les professionnels de la branche sont conquis. C’est tout le mal qu’on souhaite à Samsys, concentré de technologie, avec un petit peu de Lillers dedans. A.Top
Pour en savoir plus.

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Ex-Anatolard: « Vous finirez gendarme Danel »

Publié le 03 décembre 2017 par Administrateur

« Vous finirez gendarme Danel ». Une phrase qui restera gravée dans le marbre, prononcée par un professeur d’anglais à moustache pas vraiment visionnaire, au lycée Anatole-France à Lillers, au tout début des années 2000. Il n’a pas fini gendarme, même si, petit, comme beaucoup, il aurait bien fait ça, gendarme, pompier, ou policier. « Je rêvais de devenir joueur du RC Lens, mais je n’étais pas assez bon! ». Danel, Jérémy de son prénom, n’excelle pas dans la langue de Shakespeare à cette époque. Il n’excelle pas dans le foot non plus. Et il s’en fiche un peu. Aujourd’hui, si certains l’entendaient parler anglais, ils seraient capables de penser que c’est sa langue maternelle. Lui a parfois un peu de mal à trouver les traductions en français. Et le football pour le coup, il le vit pleinement en allant au stade. Il était en Bulgarie pour voir l’équipe de France aux éliminatoires de la coupe du monde, il était à l’Euro 2016 en France, et il sera à la coupe du monde en Russie. Le jour du tirage au sort, il réservait son hôtel…

Bac au rattrapage, étudiant moyen
Jérémy Danel, un gars sans histoire venu de Saint-Hilaire-Cottes. Fils d’un papa technicien à la DDE et d’une maman secrétaire médicale, aîné d’une fratrie de quatre enfants, il entre au lycée Anatole-France à Lillers sur la pointe des pieds, en provenance du lycée Bernard-Chochois à Norrent-Fontes. Pas d’étincelle au collège, pas de merveille non plus au lycée. Jérémy est plus préoccupé par les résultats du Racing et les matches de baby-foot au foyer à la récré, que par ses cours de baccalauréat série « économique et social ». Aujourd’hui, il est responsable de l’exportation des produits de Nuvasive, une boîte américaine qui fabrique et commercialise des implants de rachis. Tout un programme. Il est chargé des relations clients/distributeurs au Moyen-Orient, en Afrique et en Europe de l’Est. Installé dans la capitale néerlandaise, son parcours n’est pas commun, limite exceptionnel. Après le Bac, décroché au rattrapage avec un superbe 3 en Anglais, des 8 et des 9 quasi partout… et un 18 en maths, Jérémy part pour un DUT compta à Lens, puis intègre le MSTCF à Valenciennes, pour devenir expert-comptable. Pas un objectif de carrière, mais il franchit les étapes. Là non plus il n’est pas forcément brillant, mais il décroche le diplôme.

Londres puis Amsterdam
Le tournant, c’est un premier stage à Béthune, chez MC2 partenaires, rue de l’Horlogerie, puis un second… en Angleterre, chez Constantin, un gros cabinet qui détient MC2 partenaires. L’étudiant français qui ne parle pas un mot d’anglais se paye le culot de demander ce stage Outre-manche, Stage de 3 mois qui se passe à merveille: « Ils voulaient m’embaucher. Je suis retourné à la fac pour 6 mois, puis je suis revenu pour mon stage de fin d’étude. Mais j’ai été pris direct en CDI ». Il reste 22 mois, saisit les opportunités les unes après les autres pour devenir chef d’un département au sein du cabinet Deloitte, qui a racheté Constantin. Deloitte, c’est un des quatre plus grands cabinets d’expertise comptable au monde, rien que ça. Par la force des choses, il devient bilingue. Il devient un abonné du FC Fulham aussi. Puis il met le cap sur Amsterdam, pour signer chez Wright medical, une firme qui vend des prothèses de hanche et de genou. Il devient directeur financier France, puis en 2014, Nuvasive le débauche. Il est directeur financier pour la partie Europe centrale.

120 vols en 2017
Au bout de 24 mois, il démissionne pour une autre opportunité. Mais Nuvasive le rattrape et lui propose un autre poste, en vente. Un poste différent, véritable challenge professionnel, et hyper enrichissant personnellement: « Il y a un intérêt double. Continuer à implanter la marque, et pour moi, de découvrir d’autres cultures ». En 2017, Jérémy de Saint-Hilaire a posé ses valises au Koweït, en Israël, en Iran, en Bulgarie, en Russie, au Maroc, en Arabie Saoudite, en Afrique du Sud, aux Etats-Unis, au Liban… pour ne citer que ces pays-là… 120 vols en 2017, avec obligation pour lui d’avoir deux passeports: « Je suis déjà resté bloqué 5 heures à la douane en Israël à cause de la présence de visas arabes. » Alors il utilise un passeport pour certains pays, et un second pour les autres… C’est qui le gendarme? A.Top

 

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Lillers: Vincenzo Pruvost veut faire de son rêve une réalité

Publié le 20 novembre 2017 par Administrateur

Vincenzo Pruvost. Un petit gars de 20 ans originaire de Valenciennes arrivé à Lillers à l’âge de 7 ans. Un petite jeune bien gaulé, coiffure et style très soignés, sourire parfait. Vicenzo a un peu galéré, et n’a pas peur de le dire: « C’est mon histoire, mon parcours ». C’est peut-être aussi ce qui a forgé son mental. Sixième enfant d’une fratrie de neuf, le petit Lillérois n’aime pas l’école, pas du tout. « J’étais à Jacques-Prévert, je ne faisais jamais mes devoirs. Je passais mes journées et mes soirées au city-stade. Un jour l’assistante sociale a convaincu ma mère de me mettre en internat. » Il  est en classe de CM2, et chaque lundi matin, vers 5 h, il prend le train à la gare de Lillers pour Saint-Pol-sur-Ternoise, via Béthune. Il demeure interne jusqu’en classe de 5e. « On m’a accepté au collège Léo-Lagrange en 4e, j’avais plein de copains, mais pas forcément de bonnes fréquentations… » Retour à l’internat, mais à Fruges cette fois, où il réussit à se faire virer. Retour à « Léo » en cours de 3e, puis direction le LP Flora-Tristan à Lillers: « Il n’y avait pas d’autre choix que d’aller là. On m’a inscrit en maçonnerie, mais je n’aimais pas ça. Je me suis fait viré de là aussi. »

Vincenzo a 16 ans, et ne sait franchement pas quoi faire de sa vie, à part jouer aux jeux vidéo. D’une apparence négligée, un peu enrobé, il rate le peu qu’il entreprend. L’armée ne veut pas de lui non plus. « Je savais que je ne voulais pas faire un métier normal. Un jour j’étais avec une amie en train de regarder une émission de télé-réalité, et je lui ai dit « tu vois, un jour, je serai là ». Elle s’est moquée de moi, elle m’a dit que ça n’était pas pour moi. » Un déclic. Vincenzo veut prouver qu’il est capable. Il se met à courir, tous les jours, à prendre soin de son apparence. Il se met à la musculation… et à se filmer en direct sur Facebook. Le garçon se métamorphose: « Au départ, je me filmais en train de faire des séances de muscu. Après je lançais des conversations en direct, on parlait de tout avec mes amis Facebook ». Des amis virtuels, et il le sait. Des centaines de followers qui observent de près tout ce qu’il publie, et commentent. Vincenzo a la cote, et franchit un nouveau cap en devenant animateur péri-scolaire. Une première formation, le Bafa, et une première expérience professionnelle concluante, enfin… Et il continue ses directs. Jusqu’à ce jour du mois d’août où un mystérieux producteur le contacte via le réseau social Facebook: « Il m’a dit que j’avais de la prestance, que je l’intéressais pour une émission de web télé-réalité. J’y croyais pas du tout. Alors il m’a appelé. » Quelques semaines plus tard, Vincenzo débarque à Paris, paniqué. C’est là qu’il rencontre physiquement ce fameux producteur. Avant de rentrer à Lillers, plein d’espoirs, il signe un contrat de droit à l’image pour une émission au concept tout à fait nouveau, dont le tournage se déroulera en décembre.  Aujourd’hui, le jeune homme sait ce qu’il veut: devenir modèle photo. Il en a les moyens, et c’est tout le mal qu’on lui souhaite. A.Top

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La griffe du Lillérois Cyber sur les murs du centre-ville d’Auchel

Publié le 05 novembre 2017 par Administrateur

À la base, il y a la ville d’Auchel et son service jeunesse et cohésion sociale qui a lancé l’opération « Découvrir mon quartier autrement ». Le projet a été orienté vers les cultures urbaines, dont le graff fait partie. Depuis quelques mois, des œuvres d’art fleurissent dans les quartiers, et avec eux, des ateliers à destination des jeunes. En plein centre-ville, c’est le magasin Carrefour qui a été pris d’assaut par un collectif de graffeurs, les Red Bricks. Parmi eux, Kevin, alias Cyber, un Lillérois de 28 ans, préparateur de commande dans le civil, et graffeur de talent: « Je dessine tous les jours, explique Cyber. Essentiellement du lettrage. Ce qui me plaît c’est apporter de la couleur aux gens. » Il y a quelques semaines, en compagnie de Bertrand, alias Parse, le président du collectif, il a vidé habilement ses bombes aréosol sur les murs de l’enseigne, avec l’accord du patron évidemment. Et apporte du même coup de la couleur aux Auchellois, dans un quartier qui ne demande qu’à redorer son blason. A.Top

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Ex-Anatolard: Docteur Hugo, mister Delsert

Publié le 04 novembre 2017 par Administrateur

Revanchard. On pourrait parler des heures avec Hugo Delsert, tant le jeune homme a un parcours qui relève de l’exceptionnel. Pourtant, un certain professeur d’histoire-géographie ne croyait pas en lui. Mais alors pas du tout: « Quand je disais que je voulais être médecin, elle s’est moquée de moi. J’ai même eu un avis défavorable au conseil de classe pour mon orientation en médecine ». Pourtant, Hugo, originaire d’Ames, mais arrivé tout jeune à Lillers (pour la petite histoire, il est le fils du patron de Gitem, et le petit-frère de Rémi Delsert, l’opticien), est plutôt très bon dans les matières scientifiques, physique-chimie, SVT et mathématiques: « J’ai eu mon bac avec ces trois matières-là, avec 13,9 de moyenne. J’étais pas loin de la mention bien. Mais j’ai dû avoir 1 ou 2 en philo. Je ne bossais que les matières qui m’intéressaient ». Cette moquerie, Hugo en fera une force: « S’il n’y avait pas eu cela, je n’en serais peut-être pas là aujourd’hui. Ça m’a piqué. » Bachelier en 2003, il rejoint « La Catho » à Lille pour entamer ses études de médecine… qui dureront 13 ans. Non pas qu’il ait retapé certaines années, mais parce qu’il a visé haut, très haut, au sens propre comme au figuré.
Sa première année de médecine, il l’obtient du premier coup. 40e sur 500 candidats, excusez du peu. Il passe ses 6 premières années sans encombres, motivé comme jamais, avec une idée en tête: la médecine d’urgence, mais pas n’importe laquelle, celle en montagne: « Je voulais absolument rejoindre la faculté de Toulouse, qui est le berceau mondial de la médecine d’urgence. » Tout Lillérois qu’il est, Hugo, qui vient de fêter ses 32 ans, a toujours été passionné et attiré par les sports de montagne. Alpinisme, snow-board, ski de randonnée n’ont pas de secret pour lui. Alors il franchit les étapes: 3 ans de médecine générale, 2 ans de médecine d’urgence et enfin 2 ans de médecine d’urgence en montagne. Il devient médecin du Samu à Tarbes dans les Hautes-Pyrénées, et vole quotidiennement à bord de l’hélicoptère de la gendarmerie. Mais il ne reste pas: « Un de mes anciens formateurs m’a proposé de venir travailler en Suisse. J’ai accepté. » En fait, après réflexion, Hugo s’aperçoit que ce qu’il aime avant tout, c’est voler. Et puis surtout, il sait qu’il prend de gros risques au quotidien. Il est jeune papa, alors il accepte de faire ses valises pour la Suisse et un poste plus tranquille: « D’ailleurs,  6 mois après mon départ, l’hélicoptère de la gendarmerie s’est crashé en montagne. Je serais mort à l’heure qu’il est. »
Alors il part en 2013, avec dans sa mallette, des souvenirs impérissables. « Je me souviens d’une intervention traumatisante, un petit garçon de 5 ans qui s’est noyé dans une piscine. J’avais réussi à le réanimer, mais il est malheureusement décédé. J’avais 26 ans, j’essayais de faire comprendre calmement aux parents que ça allait être difficile. Ils ont accepté de donner les organes de leur enfant. Un autre enfant a pu les recevoir. » Un moment difficile, émouvant, marquant pour le jeune médecin qui connaîtra des instants plus joyeux, comme cette sortie en montagne qu’il n’est pas prêt d’oublier: « On faisait la Brèche de Rolland dans les Pyrénées avec deux amis, un autre médecin et un pompier. Quand on est tombé sur deux Espagnols, dont l’un s’était luxé l’épaule. Ils ne pouvaient pas continuer, c’était l’hiver et ils étaient très mal embarqués. Ils seraient morts de froid. On n’était pas en service, alors on a appelé les collègues. Et l’hélico est arrivé en 5 minutes. Les Espagnols n’ont pas tout compris, ils hallucinaient. Et pour la petite histoire, dans l’hélico, il y avait mon directeur de thèse. Alors on est tous repartis ensemble. On leur a sauvé la vie, et ils ont raconté ça en rentrant aux journaux espagnols. »
Aujourd’hui, la folie des sauvetages en haute montagne n’est plus vraiment son quotidien. Hugo Delsert est à la tête d’une sorte de maison médicale, avec deux autres confrères. Sur place il y a tout. Et les médecins savent tout faire: « Le système est génial. En France, le médecin prescrit des radios, des échographies, les prises de sang… Nous, on fait tout sur place, je me suis formé pour ça. Et nous avons huit infirmières. On fait gagner énormément d’argent à la société, et on fait gagner un temps fou au patient. En France, il serait envoyé aux urgences. Le système suisse est génial. » Installé dans le canton de Fribourg, Hugo Delsert, sa compagne, originaire de Festubert, sa fille de 2 ans et son petit garçon de 5 ans vivent dans un chalet très cosy, dans une commune tranquille, où tout le monde est gentil. Pour rien au monde l’ex-Lillérois ne changerait de vie: « J’ai été sollicité par l’ONU, pour travailler à Genève ou Lausanne, mais je préfère rester dans mon chalet à la montagne, je ne me vois pas dans une grande ville. » Pas question non plus de rentrer un jour à Lillers… quoiqu’il y vient régulièrement. En même temps ça ne lui prend que trois petites heures. Parce que Hugo est devenu pilote d’avion, et vole quand il en a envie, quand les conditions sont bonnes. Alors quand c’est le cas, il se pose à l’aérodrome de Saint-Omer et vient rendre visite à sa famille. Joli pied de nez quand même, qui le fait sourire: « Comme quoi il ne faut jamais écouter les profs! » A.Top

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Ex-Anatolard: Clément Guisse vous héberge en Australie

Publié le 07 octobre 2017 par Administrateur

Coupons court immédiatement à tout fantasme. Non, Clément, ne propose pas de vous héberger gratuitement chez lui dans son appartement de Melbourne avec vue sur la baie. Clément Guisse, un nom de famille qui vous dit sans doute quelque chose. Il n’est autre que l’un des quatre fils de Michel Guisse, le patron à la retraite des fameuses pépinières. Né à Saint-Pol-sur-Ternoise, Clément grandit à Lillers. École primaire à Notre-Dame, collège à Saint-Vaast à Béthune, il débarque au lycée Anatole-France pour trois ans: « Le lycée, je l’ai plutôt bien vécu. J’essayais de ne pas me faire remarquer parce que j’étais un élève moyen. Je n’y ai aucun mauvais souvenir. Et puis, j’y ai lié de vraies amitiés, qui durent toujours. »
Clément décroche à 17 ans son bac série ES, au rattrapage. Direction l’IUT de Lens, pour un DUT techniques de commercialisation. Là, un professeur lui soumet l’idée de s’orienter vers la communication. Clément a trouvé sa voie, il prend le chemin de l’institut supérieur des techniques de communication (ISTC) à Lille: « Je suis parti en licence sans trop savoir précisément quel métier je voulais faire. Ça s’est décanté pendant le master ». C’est d’ailleurs pendant ce master qu’il va connaître sa première vraie expérience à l’étranger: « L’école nous incitait à 6 mois de césure, travailler 6 mois à l’étranger, pas forcément dans la communication. Je voulais un pays anglophone. Les États-Unis ne m’attiraient pas, l’Angleterre c’était trop près. » Clément opte pour le pays des kangourous. Ce passionné de moto et de sports de glisse travaille comme serveur à Sydney, durant 5 mois, puis se prend un mois pour voyager sur la côte Est. L’expérience est concluante: « Ça correspondait vraiment à ce que je cherchais ».

De retour en France, le Lillérois installé à Lille prend la direction de la capitale pour son stage de fin d’études. Il travaille dans l’événementiel, pour plusieurs agences, et collabore notamment au salon du golf ou Rolland-Garros. Deux années très enrichissantes pour lui, avant de revenir une nouvelle fois dans le Nord, au siège de Décathlon: « J’ai travaillé trois et demi avec eux pour des missions de communication. » Des missions qui l’emmènent à Moscou, Shanghai et Taïwan. Puis il postule chez OVH (On Vous Héberge), une société basée à Roubaix rayonnant à l’international qui donne dans l’hébergement de sites internet (d’où le titre de cet article), les noms de domaine, le big data et les solutions cloud, pour faire simple. Il intègre l’équipe d’OVH, chargé de développer l’implantation de la marque en France, à l’étranger, et notamment vers la zone Asie-Pacifique. Un peu plus de deux ans plus tard, un poste en Australie se profile. Clément saisit l’occasion et s’envole pour Melbourne en juin dernier, avec toujours cette mission de développer l’implantation d’OVH, acteur mondial et leader européen. Un nouveau challenge, dans un cadre sympa: « J’ai un quart d’heure de marche pour aller au travail. Je passe par le Luna park chaque matin, je vois des perroquets… le cadre est canon! ». Clément restera à Melbourne un an minimum. Et après? Lui-même ne sait pas. A.Top, 62190.fr

 

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Le portrait du dimanche: Xavier Kolakowski, adjoint au maire à seulement 24 ans… tout naturellement

Publié le 26 avril 2014 par Administrateur

Dimanche 30 mars, salle Sainte-Cécile. Un jeune homme craque et laisse échapper quelques larmes. Trop de pression sans doute pour celui qui vit sa première aventure politique. Pascal Barois vient d’être réélu à la tête de la commune et avec lui, Xavier Kolakowski, 7e de la liste « Lillers en positif ». Une semaine plus tard en conseil municipal, il est à seulement 24 ans propulsé adjoint au maire, chargé de la jeunesse et de la citoyenneté.
Xavier Kolakowski n’est pas un pur produit de Lillers. Originaire de Marles-les-Mines, il débarque dans la cité de la chaussure à l’âge de 14 ans, parce que sa mère décide de s’y installer tout simplement. Côté scolarité, il fait donc ses classes dans la cité minière, à l’école Gambetta d’abord, le collège Émile-Zola ensuite, avant de rejoindre le lycée Lavoisier d’Auchel où il obtient un bac économique et social. Puis direction le Centre de formation de la profession bancaire à Villeneuve-d’Ascq. En alternance, il travaille au crédit du Nord, pendant deux ans, établissement qui le conserve passés les 24 mois requis, avant qu’il ne prenne la direction du Crédit agricole à La Madeleine. Pas le genre à perdre son temps le type. Supporter inconditionnel du Racing club de Lens, fan des terrils de sa région, ils se tourne rapidement vers la politique locale, sans se forcer.

 Éveil d’une conscience politique
Devenir adjoint d’une commune comme Lillers à seulement 24 ans n’est pas anodin. Pas étonnant donc d’apprendre que sa conscience politique s’éveille… À 12 ans seulement! Jean-Marie Le Pen est au second tour de l’élection présidentielle: « Il y avait un peu urgence! » glisse-t-il. Ses idées s’affinent lorsqu’il est en classe de seconde, les mouvements contre le contrat de première embauche prennent de l’ampleur: « Le CPE c’était pour moi une totale aberration, et dans ce combat, j’ai trouvé le parti socialiste beaucoup trop mou. Le déclic est venu de là ». Le déclic: son ralliement au Parti communiste qui porte à ses yeux des valeurs qui lui correspondent bien. Son combat: « la finance qui gouverne » dit-il, un peu paradoxal en apparence pour quelqu’un qui bosse dans le milieu bancaire, mais pas pour lui: « Je réponds à des ordres, je ne suis pas un décideur. Je gagne ma vie voilà tout ». 2009, Xavier Kolakowski prend sa carte au PC, une connaissance le rapproche alors de la section de Lillers, et en octobre dernier, Lucien Andriès et Alain Lelong viennent le chercher pour les prochaines municipales. « J’ai dit oui tout de suite, raconte l’intéressé, c’était avec Pascal Barois et personne d’autre de toute façon, il était le seul candidat viable sur Lillers. On m’a proposé d’être sur la liste, la position c’était rien. Je suis parti pour un combat, pas pour un poste ».

Amoureux de Lillers
N°7 sur la liste avant le premier tour, on le voyait mal devenir simple conseiller. Mais Xavier le jure, ça n’était pas prévu: « C’est en réunion de groupe, après le second tour que ça s’est fait. Il a été décidé d’intégrer un jeune à l’équipe d’adjoints, si j’avais été 15e sur la liste, ça aurait été pareil ». Une vraie fierté pour lui, pour sa mère, sa grand-mère… Fierté d’œuvrer pour cette ville de Lillers qu’il aime tant: « Quand je suis arrivé ici, j’ai découvert un tas de commerces, un nombre incroyable d’assos, de clubs sportifs, c’est une vraie chance d’avoir cela. Et puis il y a des monuments classés aussi…Un vrai contraste avec ce que j’avais connu avant ». Le voilà donc propulsé adjoint à la jeunesse et à la citoyenneté. Excité et confiant, il sait que sait que ce sera ni simple, ni de tout repos. Son cheval de bataille, les centres de loisirs pour l’essentiel, et puis côté citoyenneté, son travail sera là encore pour majeure partie à destination des jeunes: « Je vais partir à la rencontre de ceux qui viennent d’avoir 18 ans, leur dire  »vous avez le droit de vote, utilisez-le! » Aux municipales, le taux d’abstention à Lillers a été inférieur à la moyenne nationale, ça serait bien de faire pareil aux européennes ». Adjoint à 24 ans, de quoi nourrir quelques ambitions en politique. Dans 6 ans, il aura donc trente ans, il y pense déjà et plaisante: « J’espère avoir un peu de barbe »! A. Top

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Le portrait du dimanche… Les Delassus à Ham-en-Artois : « Avec le vent comme complice »

Publié le 06 avril 2014 par Administrateur

Chloé et Alain Delassus

Rencontre avec la famille Delassus, fervente pratiquante de l’aéromodélisme vol libre au plus haut niveau. Un univers surprenant où se mêlent technique et communion avec les éléments.
Nous sommes en 2014 après Jésus-Christ, toute la discipline de l’aéromodélisme est occupée par les avions thermiques à moteur… Toute? Non! Car un village peuplé d’irréductibles passionnés de planeurs vol libre résiste encore et toujours à l’envahisseur… La paraphrase est un peu galvaudée, car Alain et Chloé Delassus ne semblent pas opprimés le moins du monde. Leur passion, leur univers, l’aéromodélisme vol libre est un milieu où règne le calme, le silence, la concentration et l’observation, l’entraide entre concurrents, l’échange de tuyaux et de savoirs.
Le vol libre est un peu le parent pauvre de la Fédération française d’aéromodélisme et dans le département du Pas-de-Calais, il ne sont que trois à le pratiquer, Alain Delassus et ses deux filles!
Il est souvent difficile d’expliquer d’où vient une passion. Alain, 52 ans, professeur de technologie au collège Maurice-Piquet à Isbergues n’échappe pas à la règle: « Ça a commencé tout petit. Vers 5-6 ans, je fabriquais des cerfs-volants et très vite j’ai dérivé vers le modélisme, je construisais des avions avec des produits de récupération ».

 Qualifications aux championnats du monde
C’est en 1973 qu’il découvre le planeur vol libre en adhérant à la section aéromodélisme de la MJEP d’Isbergues, ce qui lui permet de participer à ses premières « confrontations » départementales et régionales sur les terrains de Saint-Omer, Merville, Vitry-en-Artois ou Bondues. En 1976, il participe à son premier rassemblement national à Moulins dans l’Allier. Alain Delassus devient l’année suivante animateur de la section isberguoises et ce pendant près de 10 ans, les rassemblements nationaux s’enchainent, avant d’adhérer à la FFAM en 1987… première participation aux championnats de France, les vrais, dans la catégorie « international » et deux ans plus tard, c’est la consécration: il intègre l’équipe de France et se rend en Argentine pour participer aux championnats du monde! En 1992, il est le chef de l’équipe de France qui concourt aux championnats d’Europe en Roumanie. Champion de France 2007 catégorie « planeur senior », une seconde participation aux championnats du monde en Hongrie en 2003, Alain Delassus truste les place d’honneur sur le plan national et emmène sa petite famille sur les spots des compétitions. Tout naturellement, Chloé, sa fille aînée de 19 ans, tête bien faite, étudiante en biotechnologie, succombe au virus il y a quatre ans, et l’an passé, elle devient championne de France junior pour la première fois! La cadette, Alice, 13 ans, prend le même chemin.
Un sport, un vrai
Le modélisme vol libre se doit d’être expliqué, mais très objectivement, il faut le voir pour le croire. Un vent à décorner les bœuf dehors, nous n’aurons pas droit à une démonstration en live, mais Alain saisit son ordinateur pour nous montrer une vidéo du Suédois Per Findhal, un des tout meilleurs « freeflyer » au monde, qui lui a envoyé les plans de ses avions par La Poste un jour, c’est dire la fraternité qui règne dans la discipline. Alain Delassus nous résume la chose, le F1A, la catégorie qui les anime: « Le planeur, ça ne se pilote pas puisqu’il n’y aucun moyen de le diriger à distance ». Pour résumer, le grand oiseau fait de balsa ou de fibre de carbone qui ne pèse pas 500 g, est attaché à un câble de 50 m tenu par le concurrent à bout de bras. Le planeur s’élance dans le ciel à la manière d’un cerf-volant… l’aérologie entre alors dans la danse, comprenez la recherche du bon courant. L’avion miniature tournoie, parfois pendant de longues minutes, ce qui rend la chose assez physique, puis au bon moment, le concurrent libère son poulain en tirant d’un coup sec sur le câble. Le but du jeu, faire voler le planeur le plus longtemps possible, et ce à sept reprises lors des compétitions, avec un temps de vol maximal de trois minutes (un procédé technique permet de faire descendre l’appareil passé ce délai). Durant ces 120 secondes, le « pilote » se doit de suivre son avion… en courant évidemment!
Pour exceller selon Alain Delassus, trois critères essentiels: la mise au point du planeur à coups de réglages millimétrés, la tactique et le sens du vol, et enfin la chance: « Parfois le modèle termine sa course dans un arbre » plaisante-t-il. On le répète, minutie, calme et concentration sont de rigueur. Ce sport, puisque très objectivement encore, l’aéromodélisme vol libre en est un, se pratique par une communauté de passionnés qui tend à se réduire en nombre. Chloé en fait partie, une fierté pour son père. Une passion qu’elle ne peut partager qu’avec lui: « Mes amis ne comprennent pas, pour eux l’aéromodélisme c’est avec un moteur, il trouve donc ça ennuyeux. Alors je n’en parle pas, et ça ne me dérange pas. Chacun son truc ». A.Top

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Le portrait du dimanche: Laurent Bayard, le patron de Securitest à Lillers… un moteur dans les tripes (1/2)

Publié le 23 mars 2014 par Administrateur

Après deux années 2012 et 2013 pleine de succès sur les épreuves régionales, Laurent Bayard, démarre l’année 2014 en trombe avec une 3e victoire aux « Routes du Nord » et une superbe 5e place au dernier rallye du Touquet Pas-de-Calais. Itinéraire d’un pilote passionné, simple et bourré de talent, rencontre avec le patron du centre de contrôle technique Securitest à Lillers.
Avec Laurent Bayard , on est bien loin des clichés qui collent à la peau du rallye automobile. Pas du genre à tout sacrifier pour le chrono, à commencer par sa Toyota Corolla WRC, achetée en 2011. Quelques jours avant de prendre le départ du 54e rallye du Touquet, il parlait de la saison à venir: « L’objectif premier est de ramener la voiture sans bobo à l’arrivée ». ça en dit long sur l’état d’esprit de ce pilote de 45 ans originaire de Gonnehem, près de Béthune. Un coin qu’il n’a jamais quitté: « J’y suis attaché, lance-t-il, je ne suis pas un aventurier! »Le rallye pour lui, c’est le plaisir de rouler, et une belle façon d’assouvir une passion pour les sports mécaniques qui démarre sur le tracteur de l’exploitation agricole de son grand-père! À 13 ans, il commence sa carrière de sportif par le motocross, se forgeant une belle réputation sur le circuit régional. À 18 ans, il participe au championnat d’Europe Imba à Isbergues, il est alors un pilote prometteur, mais arrête malgré tout rapidement, préférant donner la priorité aux études, à son BTS technico-commercial.

Laurent Bayard sur le rallye du Touquet 2014


L’enduro, puis l’auto

Il démarre sa carrière professionnelle dans la distribution de pneus pour poids-lourds, puis le métier de contrôle technique apparaît. Il monte son premier centre à Lillers en 1995, ouvre à Auchel, Béthune et Aire-sur-la-Lys enfin… Entre temps, la moto le fait « replonger ». En 1994, il participe à son premier enduro du Touquet. Il rééditera l’expérience en 96 et 97 et à chaque fois, il va au bout de l’épreuve, se classant une fois 37e, sa meilleure perf. Il n’en garde que de bons souvenirs: « Il y avait beaucoup de stress. La veille du départ, la première ligne droite, le goulet… » Il participe à une dizaine de courses d’enduro puis le jeune chef d’entreprise se tourne vers le rallye automobile. Il débute en compétition avec une Alpine berlinette « chez les historiques », puis passe sur Porsche. Il remporte le rallye de la Lys, du Béthunois et du Touquet, avant de rejoindre « les modernes » avec une Renault clio. Au volant d’une Toyota Celica, il empoche le rallye des Routes du Nord en 2011, avant de s’offrir une Toyota Corolla WRC en fin de saison: une voiture fiable, qui a couru en championnat du monde et d’Europe, un volant un peu plus conforme à son talent, mais qu’il lui faut apprivoiser. En 2012, c’est chose faite, il remporte 5 rallyes régionaux, 6 en 2013, avec en prime une belle 6e place au Touquet. 5e cette année, Laurent Bayard confirme tout le bien que l’on pensait de lui. Une performance difficile à améliorer, car devant lui, les pilotes se battent pour le championnat de France, avec des voitures plus récentes, plus rapides, avec des budgets tout autre… Ce qui n’empêche pas Laurent Bayard de venir les côtoyer, de très très près. A. Top

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Le portrait du dimanche: Maxime Théry, photographe amateur, présente « Paysages de la Lys romane et environs » du 4 au 30 juin à Lillers

Publié le 31 mai 2013 par Administrateur

Une histoire de coïncidences. Le 19 janvier, Franck Pailleux de l’Office du tourisme du Pays de la Lys romane lance un appel sur Facebook, invitant les personnes désireuses de partager des photos de paysages enneigés du secteur sur la page de l’O.T. … un jeune homme répond à cet appel, publiant des clichés fort sympathiques, pour ne pas dire magnifiques. Il sera le principal contributeur. Son nom: Maxime Théry, photographe amateur de 21 ans établi à Lambres.
Un jeune homme pétri de talent, tombé dans l’univers de la photographie un peu par hasard. C’est en quelque sorte la seconde coïncidence. Il raconte: « Mon goût pour la photo vient de ma passion pour la météo. Dans la nuit du 3 au 4 juillet 2005, un violent orage éclate, Lambres est inondé, les habitants sont secourus en bateau. Et là je me demande pourquoi il y a eu cet orage, pourquoi un tel phénomène… je m’amuse alors à prévoir le temps qu’il va faire pour prendre des photos ». Il est irrésistiblement attiré vers la photo de paysages, magnifiés par le soleil, la neige, les grosses marées… « Là par exemple, je n’ai pas touché à l’appareil photo depuis quinze jours! ». Alors on ne résiste pas à lui poser la question, puisqu’il est passionné par la météorologie… Quand fera-t-il enfin beau? Il répond sans hésiter: « Début juin il y aura du soleil». Nous osons le croire. Nous lui promettons aussi de lui donner de nos nouvelles si tel n’était pas le cas…

« Je ne me lève pas en me disant que je vais en faire mon métier »
Du 4 au 30 juin, Maxime Théry exposera ses meilleurs clichés, ceux qu’il préfère plutôt pour la deuxième fois. Après une première expo à Lambres il y a deux mois, il accrochera son travail à Lillers, dans les locaux de l’office de tourisme. Déjà une belle reconnaissance pour cet autodidacte qui a démarré avec un petit appareil compact il n’y a pas si longtemps, avant de se voir offrir son premier reflex numérique par ses parents à l’obtention du bac. Il n’a pas suivi de formation particulière, et ne semble pas s’en soucier plus que cela: « J’essaye de m’améliorer seul, je sais que j’ai des lacunes en photo de portrait ». Et puis, lui qui a suivi des études en horticulture, aspire d’abord à la stabilité professionnelle. En contrat à durée déterminée chez Alphaglass à Arques, il espère la titularisation. La photo n’est qu’un hobby: « Je ne me lève pas le matin en me disant que je vais en faire mon métier ». Lui qui a souvent le regard tourné vers les cieux, n’en garde pas moins les pieds bien sur terre. A. Top

« Paysages de la Lys romane et environs », par Maxime Théry, du 4 au 30 juin à l’Office de Tourisme du Pays de la Lys romane, place Roger-Salengro à Lillers. Exposition visible pendant les horaires d’ouverture. Gratuit.

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