Archive | juillet, 2013

Plusieurs cas d’empoisonnements de chats recensés dans, et aux abords de la cité Jean-Moulin à Lillers

Publié le 05 juillet 2013 par Administrateur

Amagui a échappé au pire, il est aujourd'hui en parfaite santé.

Ne pas aimer les chats est une chose. Tenter de les empoisonner -et d’y parvenir- en est une autre, surtout lorsque la manière de procéder met la santé des jeunes enfants sérieusement en danger. Huit cas suspects ou d’empoisonnements avérés ont été répertoriés dans le secteur de la résidence Jean-Moulin à Lillers par l’association Chat L’heureux 62. La police rurale prend l’affaire au sérieux, elle a procédé jeudi à un tractage, rappelant les faits et les peines encourues.
Il y a un mois, Martine Cléry, habitante de la résidence, retrouve Horacio sans vie au petit matin. Son chat et fidèle compagnon vient de succomber à ce qui ressemble à un empoisonnement. Une semaine d’atroces souffrances en effet pour le matou, une semaine d’allées et venues chez le vétérinaire, à Saint-Venant puis à Auchel… en vain. Quelques jours plus tard, « un statut Facebook » d’une voisine alerte Martine. Un nouveau chat vient de mourir empoisonné! C’en est trop, Martine contacte la mairie de Lillers, qui l’oriente vers sa police rurale. « On m’a conseillé de regarder s’il n’y avait pas de blé rouge aux alentours, dans le fossé à côté de chez moi notamment »… entendant cela, le jeune fils de Martine indique à sa maman que justement, dans la pelouse située de l’autre côté de la route, il a bien vu une boîte avec quelque chose de rouge à l’intérieur…

 Un geste inconscient
Sans tarder, Martine sort de chez elle… du blé rouge à forte odeur de fraise jonche le sol, sous un arbre. « Une grosse quantité » nous explique-t-elle, photo à l’appui. Au même moment, Maureen, elle aussi habitante de la résidence, rentre d’une visite chez le vétérinaire, marquant la fin du calvaire d’Amagui, un chat roux et blanc de deux ans qui a eu la chance d’être pris à temps. « Il bavait, n’avait plus aucun repère », raconte Maureen. Empoisonné encore. Désemparées, autant que révoltées, les deux femmes se mettent alors en tête de faire bouger les choses, en alertant une association qui vient en aide aux chats des rues, Chat L’heureux 62, et en faisant signer une pétition aussi, dans la résidence: « Vous vous rendez compte, lance Martine, des enfants auraient pu ingérer le blé rouge, ça avait l’odeur de fraise, ils auraient pu prendre cela pour un bonbon! » Bien au-delà des frais vétérinaires que cette sale histoire a engendré, les deux voisines insistent sur l’inconscience de ce geste aveugle… Jeudi, les habitants de la résidence ont reçu dans leur boîte aux lettres un tract émanant de la police rurale, avertissant des faits connus, et du danger encouru par les enfants et les animaux. Il rappelle également les peines encourues, puisque bien évidemment, cela relève du code pénal: entre 762 et 1524 euros d’amende, plus de 3000 en cas de récidive. A. Top

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